jeudi 28 juillet 2016

Indepence Day Resurgence


Bonjour.

Avant tout, je voulais m'excuser pour ne pas avoir publier d'article depuis plus d'une semaine, contrairement à ce que j'avais annoncé. 
Pour me rattraper, je vais essayer d'en publier plusieurs dans les jours qui viennent, avant de revenir à un rythme d'environ une publication minimum tout les 7 jours.

Voici donc une petite critique d'Independence Day Resurgence. Les spoilers seront signalés en vert


J'ai vu ce film en 3D vf, et je l'ai adoré! C'est d’ailleurs un des films qui m'a le plus amusé depuis longtemps. 

Avant de vraiment rentrer dans le vif du sujet, je vais apporter quelques éléments de contexte qui explique pourquoi j'ai tant aimé ce film.

J'ai vu le premier Independence Day étant enfant. Si l'aspect science-fiction et film catastrophe (deux genres cinématographiques qui me parle beaucoup et que je vénérais étant gosse) m'a énormément plu, l'aspect des aliens a longtemps hanté mes cauchemars... Ainsi, j'ai mis un long moment avant de le revoir, par crainte de raviver ces peurs infantiles.

Après l'avoir revu plus récemment, je l'ai trouvé sympa, mais l'aspect rustique et voyant des effets spéciaux m'a toujours sortie de la bonne histoire qu'il racontait. En effet, les trucages m'ont toujours parut moins élaborés que ceux de la saga Star Wars (mon oeuvre cinématographique de référence) qui pourtant était plus vieille de presque deux décennies. Dommage car les personnages sont attachants (plus que les autres films de Roland Emmerich que j'ai pu voir, Le jour d'après et 2012). L'humour du film me plait beaucoup et j'adore les explications données par l'histoire, surtout lors de la phase de découverte et d'invasion des aliens. 

Ainsi, ce film est resté pour moi une référence de la science-fiction.

Cependant, je redoutais un peu cette suite, même si les bandes annonces m'enthousiasmaient. Cette crainte vient surtout de l'année précédente, où les très nombreuses suites de sagas cultes m'ont globalement toutes déçu, n'arrivant pas à recapturer la magie des premiers volets dans le meilleur des cas, étant une insulte à l'oeuvre d'origine dans le pire. 

Mais ce film fait exception à ce phénomène! En effet, je l'ai adoré, et j'ai passé un excellent moment devant lui.

L'histoire est très réussie. Un des thèmes du film est l'attente d'un retour inéluctable, qui est bien sûr un clin d’œil évident au film lui même. Dans le film, le retour est encore plus impressionnant que l'originale... Ce qui est clairement le cas ici!!! 

D'abord, les effets spéciaux sont splendides. Vraiment, le film vaut déjà le détour pour ses images sublimes qui raviront tous les fans de science fiction et de films catastrophe. Une grande réussite visuelle!!! Les rapports d'échelle sont impressionnants, et on est plongé dans un monde vertigineux.

Le scénario, certes parfois prévisible avec quelques clichés (inévitables pour ce genre, surtout avec une licence aussi patriotique), reste sympa. Cependant, le film est conscient de ses clichés qu'il utilise, puisque pour une fois, le vaisseau s'arrête à quelques mètres de la Maison Blanche, l'épargnant, ce qui est clairement un clin d’œil irrésistible au genre! Il y a quelques minuscules incohérences, mais qu'on oublie très vite. Le film rend hommage au premier volet, mais sans tomber dans la nostalgie. En effet, il nous présente un monde parallèle au notre mais changé par les événements du film précédent.  Ainsi, il est plus ancré dans la science-fiction, et réussit parfaitement ce virage. Le monde présenté est très bien expliqué et parait cohérent aux événements dépeins. Cet univers uchronique est vraiment jouissif. Le retour des personnages du premier volet est parfaitement géré, avec une évolution toujours cohérente. Même l'absence de Will Smith est extrêmement bien justifiée, apportant un plus à l'intrigue. Le seul petit bémol à cela est le fait qu'il peut être difficile de s'y retrouver avec tout ces personnages si on n'a pas vu le premier. Mais ils sont quand même assez développés pour les apprécier et les comprendre, le visionnage du premier n'étant finalement nécessaire que pour leur donner un réel background ici.
Les nouveaux personnages sont tout aussi excellents, avec en particulier le personnage joué par Liam Hemsworth. C'est d'ailleurs celui qui apporte le plus une dose d'humour vraiment agréable à l'histoire (même si cet humour détendu fait un peu décalé par rapport aux épreuves qu'affrontent le personnage, là où l'humour de Will Smith mettait en relief un grand stress normal). J'ai beaucoup aimé aussi la présence de Charlotte Gainsbourg, actrice que j'aime bien. Et j'ai beaucoup apprécié le fait d'avoir des personnages qui étaient des enfants vu à l'écran lors du premier film

La mythologie de la saga est développée et est extrêmement intéressante (avec cependant quelques similitudes à la saga Alien un peu trop cliché en ce qui concerne la hiérarchie des aliens). Le film propose même une ouverture vraiment enthousiasmante pour la suite de la saga (mais qui pourrait s'avérer casse-gueule vu le challenge imaginatif qu'elle propose).

En bref, un excellent film qui réussit parfaitement là où par exemple Jurassic World avait échoué, c'est à dire poursuivre une vieille licence en rajoutant vraiment quelque chose d'original, évitant la nostalgie, et arrivant à créer une magie respectueuse de ses origines sans les plagier vainement. 

Je le trouve même bien meilleur que le premier film! Une très grande réussite que je vous conseille vivement!

mardi 12 juillet 2016

L'age de glace 5: Les lois de l'Univers



Bonjour. Voici la première critique ciné de ce blog. Il y aura des spoilers signalés en vert dans cet article donc je vous conseille de voir le film avant de le lire.

Il s'agit du film d'animation "L'age de glace, les lois de l'univers".


Avant tout, je tiens à préciser que j'aime beaucoup les quatre précédents volets. Le 4e, "La dérive des continents", m'a particulièrement plu de part ses nombreuses références et son style qui reflète certains genres cinématographiques actuels, un virage qu'avait pris la saga à partir du 3e volet. 

Qu'en est-il de ce 5e opus ?

Je l'ai beaucoup aimé également. La saga continue sur la même lancé, avec toujours la même qualité.

J'ai vu le film en VF et en 3D. Les images sont sublimes, et les doublages marchent toujours autant. Le décor est merveilleux et renforce l'immersion dans l'histoire, avec par exemple les montagnes trouées par la pluie de météorites. Certains doublages français renforcent même l'effet comique et parodique de certaines scènes avec par exemple la narration scientifique et énigmatique avec la voix française de Morgan Freeman sur un ciel spatial, qui est un cliché des films de science-fiction et d'anticipation

Niveau scénario, tout fonctionne bien. Même si le film suit sa propre logique, il utilise certains faits scientifiques, de manière détournée ou exacte, ce qui est toujours jubilatoire. Avec un opus sur le thème de l'espace, la Science y a une part importante, et le film reste cohérent avec son univers et sa logique interne, ce qui est une grande réussite.

Certaines séquences sont sublimes et deviendront probablement emblématiques, comme celle de l'orage électrique, qui m'a énormément marqué. Le plan séquence qui introduit Buck la belette est également très réussit. 

L'humour fonctionne à merveille, et est une grande réussite, comme toujours dans cette saga. Les références et les clichés liés au genre de la science-fiction sont bien sûr légion, ce qui est jouissif. En effet, il y a de nombreux clins d’œil à La planète des Singes, Indiana Jones ou encore Armageddon. Il y a même un détournement du cliché qui consiste à marcher en ligne au ralenti. Un régal! 

Le seul point moins réussit est pour moi l'abondance de personnages, qui perdent en impact car moins approfondis. Le volet précédent gérait beaucoup mieux cet aspect, avec moins de personnages importants. Ici, la troupe est trop grande, le film voulant aborder tout les personnages emblématiques de la saga. Ainsi, certains sont survolés et n'apportent finalement pas grand chose à l'histoire, à part le plaisir de les voir et quelques gags bien sûr réussis. Cela ne veut pas dire que cet aspect rapide sur certains personnages ne fonctionne pas, comme avec la relation entre Diego et Kira, mais ce n'est pas toujours très bien géré. De plus, le film perd parfois du rythme dans la gestion de toutes les sous-histoires liées à ces personnages, surtout dans l'introduction que j'ai trouvé un peu longue, le film n'ayant pas réussit à me capter tout de suite. 


Mais ce petit défaut ne gâche en rien le plaisir. Vous passerez un bon moment devant ce film d'animation, qui risque de même plus parler aux adultes vu la mise en abîme faite sur la science-fiction, ce que les enfants ne peuvent pas percevoir. 

Bref, je vous le conseille vivement.



samedi 9 juillet 2016

Iggy Pop au Blues Passion



Voici ma petite critique du concert d'Iggy Pop du 6 juillet 2016 dans le cadre du festival Blues Passion à Cognac.

Avant de vraiment rentrer dans le vif du sujet, parlons un peu du festival Blues Passion dont c'était la 23e édition. Le cadre y est vraiment unique et très agréable, puisqu'il s'agit du jardin public de Cognac. Probablement le plus beau site de festival que j'ai pu voir. La scène principale se trouve au centre d'un amphithéâtre, ce qui offre une vision optimale qu'on soit loin ou près. Après, cette qualité de cadre est contrebalancée par le prix un peu excessif des billets à la journée, le festival ayant clairement comme cible les classes sociales aisées et non les purs fans de musique. Mais là n'est pas le propos, car on peut toujours trouver des prix bien plus absurdes, et les vrais fans de musique arrivent toujours à se débrouiller. 


Cette année, j'y suis retourné avec ma mère, mais aussi avec ma tante accompagnée de son mari et de leur fils aîné, mon petit cousin de 10 ans, et enfin un de leurs couples d'amis. Ça a été un vrai plaisir de leur faire découvrir ce festival, et de partager de bons moments avec eux. Le festival, de part son cadre vraiment top, convient parfaitement aux enfants, comme on a pu le constater avec mon cousin.

 Cependant, au moment du concert d'Iggy Pop, on s'est séparé. Car en effet, ma mère et moi, on ne peut résister à nos vieilles habitudes de concerts qui consistent à se retrouver le plus proche possible de la scène, là où les autres ont préféré regarder le concert de plus loin (ce qui a été judicieux, surtout vis à vis de mon petit cousin)... 


Il est maintenant temps d'aborder le concert en lui-même, après cette longue introduction. Avant tout, parlons du son, qui s'avère être très moyen. En effet, quand on est proche de la scène, le son est noyé dans les basses, un problème récurrent de la scène principale de ce festival puisqu'il était déjà présent lors des concerts que j'y avais vu il y a 2 ans. Ainsi, le son se transforme parfois en bouilli, et subit quelques rares effets de larsen. Mais globalement, il reste quand même correct, et permet de profiter de la musique. 



Les musiciens sont tous très bon, jouent de manière parfaitement carrée et professionnelle. Cependant, on peut remarquer qu'ils manquent de cohésion, chacun jouant dans son coin sans adresser aucun regard aux autres. S'ils jouent parfaitement, il est très dur d'en tirer de la sympathie tant ils restent isolés les uns des autres. Finalement, il s'avère qu'ils agissent comme un backing band n'ayant que pour but de laisser toute l'attention au frontman, Iggy Pop. 



Celui-ci, malgré son grand âge qui se voit énormément sur son physique, est en excellente forme. C'est même impressionnant de le voir courir, sauter et bouger partout. Ce mec est une pile électrique, une boule d'énergie impossible à arrêter, qui tient sur la longueur puisqu'il ne faiblit pas durant les 2 heures de concert qu'il donne. Il est complètement déjanté, et joue avec son attitude hargneuse et punk puisqu'il balance plusieurs fois sans vergogne son micro par terre, qu'il utilise le mot "Fuck" comme un déterminant et qu'il crache partout sur scène durant le concert, crachant même sur son public lorsqu'il s'en rapproche! C'est d'ailleurs étrange de le voir faire ça tant il semble aimer son public qu'il remercie et qu'il vient rencontrer plusieurs fois aux barrières durant le show.  


Iggy chante toujours aussi bien, modulant sa voix selon les passages. Il est impressionnant de justesse et d'émotion.



Cependant, il n'est pas mis en valeur par les lumières qui sont vraiment nazes. Elles assurent le strict minimum, et sont parfois même contre-productives. En effet, il n'est pas rare de voir une lumière blanche éclairer le ventre du chanteur en laissant son visage dans le noir! 


L'ambiance dans le public n'est pas agréable du tout. En effet, de nombreuses personnes visiblement pas familiarisées avec le monde du rock bousculent les autres, pensant ainsi ressentir les émois d'une musique qu'ils ne comprennent pas et qu'ils caricatures, le tout s'en aucun respect des autres. C'est le problème de ce genre de festival dont la programmation ne correspond pas à leur cible. C'est dommage car la public regorge d'énergie, ce qui est très positif quand il agit en union et non individuellement.


Enfin, la setlist est déséquilibrée. Si tout les morceaux joués sont biens, les tubes les plus connus sont tous joués au début, laissant la lassitude s'installer ensuite. 


En bref, pour conclure, le concert qu'a donné Iggy Pop n'a pas été mauvais, loin de là, mais il aurait pu être bien meilleur. Il s'agit juste d'un show moyen, qui ne laissera pas de souvenirs impérissables. Surtout en comparaison des récents concerts que j'ai pu faire, celui-là fait vraiment peu travaillé, semblant être construit à l'arrache. 

Mais le bilan reste positif puisque j'y ai passé une excellente soirée avec une partie de ma famille, dans un cadre magnifique, avec un concert certes moyen mais pas mauvais.

Et c'est finalement le plus important. 

dimanche 3 juillet 2016

Nach, 2 juin 2016, Krakatoa



Voici la première rétrospective de ce blog: le concert de Nach à Bordeaux, dans la salle de concert Krakatoa, le 2 juin 2016.

Ma mère étant une fan inconditionnelle de -M-, j'ai naturellement découvert la famille Chedid grâce à elle. Ainsi, je l'ai régulièrement accompagné voir cet artiste, Matthieu Chedid, en concert. Des concerts que j'ai adoré, de part un sens artistique poussé, des shows à la beauté unique et bien sûr une musique exceptionnelle avec d'importants aspects rock qui me parlent. Déjà lors de ses tournées "Mister mystère" et "Les saisons de passage", -M- était accompagné de son frère Joseph et de sa sœur Anna, cette dernière ayant adopté le nom d'artiste de Nach par la suite. J'ai ensuite assisté à un concert de la famille Chedid réunissant Louis, Matthieu, Joseph et Anna Chedid... Un concert merveilleux, vraiment unique, qui dégagea une authenticité exceptionnelle, avec toujours un standard de qualité artistique et musicale très élevé. Déjà lors de ce concert, quelques chansons de la carrière d'Anna ont été jouées. 

Ainsi, après ces avants-goûts, on a pu découvrir la carrière solo de Nach avec un album très agréable,  des clips à l'univers visuel très travaillé et esthétisé, tout cela suivit par une tournée. 

Nous voici donc, ma mère, ma sœur et moi à l'intérieur de la petite salle nommée Krakatoa afin d'assister à notre premier concert de la carrière solo d'Anna Chedid.

Nous découvrons d'abord Tim Dup, l'artiste qui assure la première partie... Un long moment assez gênant à passer!!!! En effet, qu'on aime ou pas sa voix accompagnée au synthé (perso, ce n'est pas l'aspect qui m'a le plus gêné), il faut reconnaître que ce jeune Parisien seul sur scène sait plomber une ambiance. Les musiques sont tristes, voir dépressives. Mais l'aspect le plus inconfortable reste les textes de ce jeune artiste qui manifestement a beaucoup d’ego. En effet, il y a un réel décalage entre l'aspect bourgeois de sa personnalité et le vulgaire qu'il utilise, essayant de parler des aspects populaires de la vie et de la ville, aspects qu'il ne connait manifestement pas. On tombe même dans le malsain lorsqu'il parle d'amour, adoptant son point de vu proche du stalker ou de l'amoureux absolu suicidaire... Heureusement que ça s'est terminé!

Vient ensuite, pour notre plus grand bonheur, le concert de Nach.


Il est d'abord important de noter que le son est excellent. Même s'il manque un peu de basse, il permet de bien distinguer tous les instruments, et de profiter pleinement de la musique. 


Il est aussi important de noter que le groupe de Nach n'est composé que de femme. C'est ici naturel, et l'harmonie entre les membres du groupe est parfaite sur scène.


Cela vient entre autre du visuel très travaillé. Les lumières sont bien sûr magnifiques, et servent une scénographie réfléchie. En effet, malgré la relative simplicité de ce show, l'aspect visuel est essentiel, que ce soit au niveau des vêtements, des instruments et des lumières. Il y a un réel travail sur les couleurs, très réfléchie et artistique. Etant synesthète, ce genre de sensibilité artistique qui allie les couleurs à la musique me touche profondément.



L'ambiance pendant le concert est excellente, le public n'hésitant pas à participer. Il faut dire que Nach a une bonne humeur et une énergie communicative. Avec sa gestuelle bien à elle (qui m'est irrésistible), elle communique avec son public et créé une vrai connexion.


Les chansons de son album sont merveilleusement bien interprétées. Elle fait également une reprise émouvante de son père, nous évoquant l'importance qu'a la famille dans sa vie. Cela se voit, car elle dégage la même authenticité, la même magie que le reste des artistes qui composent sa famille, tout en développant son propre univers sensible. 



La seule petite ombre au tableau est la durée assez courte (à peine plus d'une heure) du concert, Nach ne disposant pas d'un grand répertoire pour l'instant. Cependant, cela est vite rattrapé par la qualité du concert qu'on vient de voir, surtout qu'elle revient jouer seule un rappel avec une guitare sans amplification, jouant et chantant sans aucun micro, obligeant la salle à faire silence pour l'écouter... Magique!

Enfin, à la fin, elle invite plusieurs fois le public à rester la rencontrer après le concert... Et elle tient parole puisque à peine 10 min après la fin de son show, elle se rend à son stand de merchandising afin de discuter avec son public, de signer des autographes et de poser avec le sourire sur les photos des fans ravis. Elle prend le temps de discuter avec tout le monde, restant au moins une heure après le concert mais gardant toujours sa sympathie. Vraiment exceptionnel, c'est tellement rare de voir cela! 

Voilà donc une artiste que je suivrais avec attention, tant j'ai été touché par sa sensibilité artistique, par sa sympathie et par son authenticité. 

Évoluant dans son univers à elle qu'elle développe doucement, elle garde malgré tout une qualité artistique et une magie propre à sa famille.

Vraiment un magnifique concert, comme tout ceux que j'ai pu voir des membres de la famille Chedid. 

Bravo Nach!!!!


lundi 27 juin 2016

Free Music 2016



Voici un petit compte-rendu des 3 concerts que j'ai vus lors du Free Music festival de Montendre le vendredi 24 juin 2016. Je les ai vus avec ma mère et un ami très proche, deux compagnons de concert exceptionnels! Avant de commencer, il est important de préciser que j'y suis allé un peu en observateur, ne connaissant presque pas les groupes que j'allait voir, groupes sortant complètement de mes goûts musicaux habituels. 

D'abord, je vais parler du festival en lui même. En effet, il est important de souligner je pense une assez mauvaise organisation, qui sans être catastrophique, mérite de s'améliorer. En effet, à l'approche du festival, il a fallut affronter une heure de bouchons avant de pouvoir se garer sur la parking. Ensuite, la sécurité n'est vraiment pas top, avec quelques gestes de fouilles très limites. Vraiment gênant. De plus, il n'y a pas de femme pour la fouille des femmes, ce qui est intolérable! Les bénévoles ne sont pas tous sympa et souriant, visiblement pas heureux d'être là. Heureusement que certains bénévoles rattrapent le tout avec une bonne humeur agréable à voir. Enfin, le festival semble dépassé par son succès, n'ayant pas fait les aménagements nécessaires à un tel nombre de personnes. En effet, l'attente aux toilettes (qui est un entonnoir vraiment mal conçu) ou au bar est vraiment désagréable pour un festival de petite taille comme celui-là. Sinon, le site reste toujours aussi agréable, en pente descendante vars la scène, ce qui offre une super-vue qu'on soit proche ou non de la scène. 

Après avoir écrit tout cela, il est temps de parler des trois concerts que j'ai vus lors de cette première journée de festival. 


Le premier groupe qu'on a vu est Boulevard des Airs. Il s'agissait du groupe que voulait le plus voir ma mère, mais on en a loupé la première moitié à cause de la trop longue attente dans les bouchons à l'entrée du festival. Cependant, on a quant même bien profité du reste de leur concert. Le son est bon, et le fait qu'ils soient nombreux sur scène apporte beaucoup de dynamisme. Le groupe est très éclectique, et change de style musical selon les chansons. Cela vaut pour le meilleur, avec une section cuivre géniale et une musique agréable joué par de bon musiciens, comme pour le pire, avec des passages électro vraiment moyens, avec entre autres un son de PAD insupportable en guise de batterie. Je déteste ces sons, et cela gâche en mon sens complètement les morceaux joués de cette manière. Heureusement que le groupe se rattrape sur les autres morceaux. De plus, le groupe jouit d'un gros point fort: il a mit une ambiance de folie dans le festival, sachant haranguer le public qui est acquis à sa cause! La meilleure ambiance de la soirée, ce que je ne savais pas encore... En bref, un bon concert assez inégal musicalement selon les arrangements effectués, mais toujours excellent dans l'ambiance. 


Vient ensuite les Fréros Delavega. Le son est bien, et les lumières sont sobres et correctes, parfois même jolies, servant la mise en scène du concert. Les deux fréros font le show avec des chorégraphies très étudiées, rien ne semblant fait au hasard. La musique est excellente dans sa diversité, que ce soit sur les passages reggae, planant ou plus variété. Il faut dire qu'elle est jouée par des musiciens géniaux. La seule petit ombre musicale persistante est le passage électro obligé avec le son détestable d'un PAD. Heureusement, ce passage ne dure pas longtemps, le groupe préférant jouer de la vraie musique. Finalement, alors que le groupe est fabuleux, l'aspect qui aurait pu me gêner le plus reste les deux fréros, qui ont un côté un peu midinette. De plus, leur look et attitude hipster cool et commerciale n'est pas vraiment ma came habituelle. Mais cela ne m'a pas trop dérangé, accrochant en live, aidé par la vrai musique derrière qui change tout! De plus, ils sont très sympathiques avec leur public, plongeant le concert dans une bonne ambiance. Ils vont même à la rencontre de leur public en navigant sur la foule, portés sur des bateaux gonflables! Malgré le fait que pour un néophyte, le concert soit un peu répétitif et long, je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment. Ce concert a été très agréable, et je suis content de l'avoir fait, voyant qu'il existe toujours de la qualité dans l’aggloméra informe des musiques commerciales actuelles dont les Fréros Delavega sont malheureusement trop associés. 


Enfin, pour finir la soirée, je suis allé voir avec mon ami Pfel and Greem, deux membres des C2C. Moi qui aime bien C2C sur album, quelle déception! En effet, j'ai assisté avec horreur à une démonstration banale d'électro naze style boite de nuit, tout ce que je déteste. Le son est mauvais, noyé dans les basses, et les lumières sont moches. Il faut dire qu'il n'y a rien à éclairer, car deux DJ sur scène n'apportent rien. Ils ne bougent pas, et leur présence est accessoire. Vraiment naze sur scène. Il semble que rien ne soit artistique dans ce genre de concert, le bruit diffusé ne servant qu'à exciter une foule en délire. Car certes, l'ambiance dans la foule est dynamique. Il s'agit cependant d'une ambiance de boite de nuit où tout le monde semble défoncé. Heureusement que j'étais avec mon ami, ce qui m'a aidé à rentrer un peu dans l'ambiance et à passer ce moment désagréable en en profitant un peu. Surtout que j'ai eu de l'espoir avec quelques sons connus dans le mix, comme le chant de Beat it, l'intro de Walk this Way des Run-DMC et bien sûr leur tube Down the Road. Mais ce dernier est massacré par la surcharge de remix. A part ces rares moments agréables, rien de bien sympa à se mettre sous la dent. Je n'accroche vraiment pas à ce genre de concept, si on peut appeler une musique aussi naze comme cela. Bref, C2C reste bien meilleur sur album, que j'écouterais volontiers au lieu de voir un "concert" aussi naze. 

Voilà donc ce que j'ai pensé de cette journée de festival. J'y ai passé de très bons moments, et les mauvais aspects ne m'ont en rien gâché le reste. Car dans ce genre de festival, le meilleur côtoie le pire, donc il ne faut garder en tête que ce qu'on apprécie.

De plus, je l'ai fait avec deux supers compagnons, ce qui m'a aidé à vraiment apprécier ces moments, car je les ai partagés avec eux.

En bref, un bilan positif pour une bonne soirée!!!

samedi 25 juin 2016

Rétrospectives

Bonjour.

J'ai l'ambition de publier au moins un article sur ce blog par semaine. Cependant, je n'ai pas forcément l'occasion de voir un film au cinéma ou un concert avec cette fréquence. Ainsi, pour continuer d'alimenter ce blog, je vais revenir sur des concerts et des films que j'ai vus avant son ouverture.

Pour m'aider à choisir sur quoi revenir, et pour ainsi rendre ces rétrospectives plus participatives, je vous invite à m'indiquer en commentaire ou par mail quels concerts et films vous aimeriez me voir commenter. Pour les concerts, je vous partage dans cet article quelques places de concerts que j'ai vécus, afin que vous ayez une idée des critiques que vous pouvez me demander. Pour les films, proposez-moi n'importe quelle oeuvre, je la critiquerais si je l'ai vu et si j'ai un avis intéressant à partager. Dans le meilleur des cas, vous me ferez découvrir un film que je ne connais pas.

Le prochain article que je compte publier est un compte-rendu des concerts que j'ai vus lors du Free Music Festival de Montendre le 24 juin 2016. 

Je vais également développer certains aspects de mon retour sur le Hellfest 2016.  Je pense que je ferais régulièrement ce genre de mises à jours sur les articles que j'écris.

Bonne lecture.

Le serpent!!!




Hellfest 2012 et 2014


Hellfest 2013, the Rolling Stones, Free Music 2013, les Chedid


Steel Panther, -M-, Turisas


Motocultor 2014, Hell'oween festival 2014


-M- et Robert Plant au Blues Passion 2014, D-A-D


Hellfest 2010 et 2011, Alice Cooper, -M- plusieurs fois, Cali


AC/DC


Hellfest 2015


Mötley Crüe et Alice Cooper à Londres


KISS


Ghost, les Insus, Big Fuzz 2016 et DCR Music


Nach

jeudi 23 juin 2016

Hellfest 2016 review


Voici un compte-rendu des trois jours fous que j'ai vécu dans le cadre de l'édition 2016 du Hellfest Open Air Festival. 


 

Après avoir fait la queue une bonne heure pour rentrer sur le site du festival le vendredi matin, et après avoir bu une petite bière, j'assiste à mon premier concert du weekend. Je commence donc par Le Bal des Enragés, un collectif d'artistes français membres de quelques groupes incontournables de notre scène tricolore. Si j'écoute le début du concert de loin (faisant la queue au bar), je me rapproche dès que je peux afin de me plonger au mieux dans l'ambiance de ce concert. Car en effet, l'ambiance y est très bonne, festive, le public étant absorbé par les excellentes reprises jouées par ces musiciens. Ainsi, Smells like teen spirit ou Antisocial viennent remuer Clisson grâce à un son pas trop mal. Le nombre important de musiciens qui s'échangent les instruments entre les morceaux ajoute du dynamisme au tout. Un très bon concert qui ouvre parfaitement ce festival. 


Vient ensuite Halestorm, que je regarde depuis les barrières, sur le côté gauche de la scène. Si le son est d'abord trop chargé en basse (problème fréquent sur les côtés des grandes scènes), il s'améliore au fur et à mesure, permettant de distinguer correctement tous les instruments. 
La musique jouée par ce groupe, que je ne connais quasiment pas, m'a énormément parlé. Je l'ai beaucoup apprécié, aidé par la bonne ambiance qui règne dans le public. La qualité aussi bien scénique que musicale des musiciens ajoute du cachet à l'ensemble. 


Et très vite, j'ai été captivé par le batteur. Sa frappe puissante m'a hypnotisé, aidée par ses lancés de baguettes. Son solo de batterie a également été remarquable, jouant des rythmes de chansons connues tout en les chantant, puis s'arrêtant pour que le public les reprenne! Ainsi, quel plaisir que de chanter sur Rock'n Roll All Nite, Highway to Hell ou Paradise City avec ce batteur extraordinaire qui prend des baguettes géantes pour finir son solo. 


Mais le reste du groupe est tout aussi charismatique, et assure tout autant. Comment résister à tant de qualité ? Alors quand en plus j'arrive à attraper un médiator du guitariste à la fin du concert, mon plaisir est total, et je me dis que je viens de vivre la découverte coup de cœur de ce festival, déjà... 



Alors que j'attends patiemment le prochain groupe aux barrières de la Mainstage 1, j'assiste au loin au concert de Mass Hysteria. L'ayant vu quelques mois plus tôt dans la petite salle des fêtes de Jonzac dans le cadre du Big Fuzz, je n'y prête que peu d'attention, surtout que le son chargé en basse n'aide pas à entrer complètement dans leur set. Cependant, j'y retrouve la qualité qui m'avais frappé quelques mois plus tôt, adaptée à merveille à la taille du festival par un frontman vraiment exceptionnel qui balance son message avec cœur. Il n'hésite pas à plonger au cœur de la foule et à dire ce qu'il pense sans censure. 


Arrive alors le concert d'Anthrax, servit par un son excellent, mettant en lumière la qualité de la musique et des musiciens. Les musiciens sont impliqués et prennent plaisir à jouer ensemble. 


Ainsi, le Thrash Metal du groupe rend la foule folle, particulièrement sur la reprise en anglais d'Antisocial, qui rencontre un vif succès. 


Mais la clé de la force du groupe est l'enthousiaste chanteur qui n'hésite pas à approcher son public de près, courant entre les extrémités de la scène. Il fait des signes à la foule, semblant s'adresser directement à elle. Il prend à un moment une caméra pour la filmer. Il descend même rencontrer le public afin d’emprunter la coiffe d'un fan déguisé en Indien sur la bien nommée Indians ! Ainsi, ce concert chargé d'énergie positive met de bonne humeur, ne laissant présager que du bon pour la suite du festival. 


Cependant, la bonne humeur retombe rapidement au stand des dédicaces. Si la rencontre avec les membres du groupe Abbath se passe bien, les musiciens étant bien sûr heureux d'être là et impliqués, les membres du magazine Rock Hard qui gèrent ce stand abusent de leur autorité et gâchent cet instant. Ils imposent leurs règles arbitraires sans tenir compte du groupe ou des fans, et n'hésitent pas à pousser fermement les personnes présentes devant le stand, avec une politesse inexistante, nous prenant de haut. Reste de ce moment une rencontre sympathique avec une légende du Black Metal, et un bon moment de rigolade avec une amie qui attendait avec moi. 


Le soir, après quelques moments de repos, me voilà aux barrières de la Mainstage 2 pour assister au concert des Dropkick Murphys. L'ambiance y est explosive, le public étant déchaîné au rythme du punk celtique joué par ces gars de Boston. L'énergie présente dans le public fait écho à celle qui règne sur scène. 


Cependant, ce concert m'a parut un peu lassant sur la longue. Heureusement que quelques titres connus ont recaptivés mon attention ! Ainsi, je pense que ce concert bon au demeurant doit prendre une toute autre dimension avec une connaissance plus approfondie des chansons du groupe. Reste de très bons moments sur les superbes chansons que sont Rose Tattoo ou I'm Shipping Up to Boston par exemple. 


Vient ensuite le moment de la grosse tête d'affiche de la journée: Rammstein. Profitant de ce concert de loin, je suis capté par le son excellent qui sert le Metal Industriel lourd et malsain de ce groupe allemand. Le son de caisse-claire en particulier m'a énormément plu, étant très industriel et métallique, rappelant presque des coups de marteaux. Etant batteur, ce genre de petit détail peut faire toute la différence. Le frontman est captivant, semble en transe, et ce groupe a su me transporter dans son univers. 


Bien sûr, il respecte sa réputation en proposant un show dantesque, avec des effets pyrotechniques impressionnants ! Mais les lumières ne sont pas en restes puisqu'elles sont magnifiques et qu'elles renforcent le propos du groupe. Le décor industrielle rouillé fonctionne bien, et est très dynamique puisqu'il évolue au fur et à mesure du concert. L'ensemble est très réfléchis et artistique, et a un réel sens qui rend le concert jouissif, loin de la juste démonstration d'effets sans intérêt. Ainsi, moi qui n'étais pas particulièrement réceptif à la musique de ce groupe, j'ai été séduit et ai adoré m'éclater sur les rares chansons que je connaissais d'eux, chansons que maintenant j'adore!!!


Après le superbe concert du groupe allemand, je finis la journée par le concert d'Abbath sous la Temple. Malheureusement, le son est très brouillon et gâche complètement la musique du groupe. Quelle déception! Cependant, après quelques problèmes techniques qui stoppent pendant un moment le concert, le son s'améliore et devient appréciable, permettant de profiter entre autres d'All Shall Fall. 


Les musiciens assurent malgré ces problèmes, et bougent beaucoup, rendant le tout très dynamique (mais impossible à prendre en photo). De plus, les lumières magnifiques renforcent le propos. A la fin, Abbath descend même dans la foule une bonne dizaine de minute serrer la main à ses fans. Ainsi, j'en ressors mitigé. Tant pis, il est l'heure de se coucher, le reste du weekend semblant tout aussi prometteur!


Me voici donc le samedi matin aux barrières de la Mainstage 1 afin d'assister au concert de Glenn Hughes, ou du moins à la moitié du concert, ayant loupé le début à cause de la longue attente à l'entrée du festival. Le son y est excellent, ce qui permet de profiter pleinement des excellents musiciens du groupe. 


Glenn Hughes a une voix magnifique, et le groupe joue un très bon rock'n roll qui me capte, ne me paraissant pas du tout répétitif, alors que je suis d'habitude vite lassé par la musique que je ne connais pas. Ainsi, voilà le parfais moyen de commencer la journée!


Celle-ci continue par l'excellent concert de Sixx:A.M. Toujours aux barrières, je profite de l'excellent son et de l'excellente musique de ce groupe que j'ai découvert en suivant les aventures musicales de l'ancien bassiste de Mötley Crüe qui donne son nom au projet. Mais les autres membres sont tous aussi bon, bougeant beaucoup, électrisant la scène d'une énergie communicative. En particulier, le guitariste se ballade beaucoup, saute partout, enchaîne les prouesses techniques, n'hésite pas à faire tourner sa guitare autour de lui et vient souvent rendre visite au public, montant sur les enceintes à deux mètres de moi!


Le look des musiciens est très soigné, proposant un visuel fort qui renforce la musique géniale qui m'a complètement parlé. Vraiment un excellent concert d'un groupe que je vais suivre avec attention. 


Vient ensuite la légende Foreigner, que je regarde toujours depuis les barrières. Le nombre impressionnant de musiciens (7) apporte du dynamisme et de l'énergie à ce groupe qui joue une musique très agréable. Certains des trois guitaristes prennent un piano ou un saxophone quand l'occasion apparaît. Ils sont tous dynamiques, particulièrement le bassiste qui semble possédé!


L'ambiance dans le public est super. Le moment fort reste bien sûr la ballade I Want to Know What Love Is, reprise en chœur par le public, ce qui est toujours cocasse à voir dans un festival Metal (j'avais eu la même impression  en entendant 40.000 métalleux chanter Still Lovin' You lors du concert de Scorpions). 


Enfin, le chanteur survolté achève la sentence. En effet, très impliqué et proche du public, il apporte un réel plus au groupe, captant toute notre attention. Il descend voir la foule de près, et emprunte une caméra à un technicien hilare! Un très bon concert!


Après quelques moments de repos, me voilà devant la Mainstage 1, profitant du concert de Within Temptation pour me rapprocher des barrières. En effet, n'étant pas fan habituellement du Metal Symphonique (détestant même parfois ce style), je comptais surtout attendre la tête d'affiche de la soirée en me faufilant dans la foule pour m'approcher le plus possible de la scène. Cependant, j'ai été capté par ce groupe. Le son excellent et la voix merveilleuse de la sympathique chanteuse à l'enthousiasme communicatif m'ont envoûté, aidés par la scénographie magnifique, que ce soit au niveau des lumières, du décor ou des effets pyrotechniques. 


De plus, l'ambiance dans le public a enfoncé le clou. Alors quand Tarja vient chanter une chanson en duo vers la fin du set, la foule devient folle et le concert atteint son apogée. Vraiment une très agréable surprise. 


Mais le moment que j'attend le plus arrive enfin: le dernier concert français de Twisted Sister! Le son est excellent, et la scène est superbe, décorée de manière sobre mais efficace, rehaussée de magnifiques lumières et de quelques effets pyrotechniques. 


Les musiciens sont tous très bons et impliqués. Le bassiste frappe littéralement sa basse! Et quel plaisir que de voir Mike Portnoy, ce batteur que j'adore, jouer avec le groupe en gardant un immense respect des parties originales de son prédécesseur décédé, qu'il remplace afin d'assurer la tournée d'adieu de ce groupe traumatisé par la mort de son batteur. 


Dee Snider, le chanteur, est égal à lui même, surtout en terme de discours, n'hésitant pas à dire ce qu'il pense. Il n'hésite également pas à rejouer 3 fois la fin du morceaux We're Not Gonna Take It tant le public reprend à gorges déployées ce refrain mythique. Car en effet, l'ambiance est excellente et la foule saute et crie en chœur avec le groupe. 



De plus, le groupe nous réserve une très bonne surprise : Phil Campbell, le guitariste de Motörhead jusqu'au décès du regretté Lemmy, vient jouer deux chansons avec le groupe, dont une reprise de la formation mythique. 


En bref, un excellent concert qui sert d'adieu plus que digne à un groupe phare des années 80, adieu que je suis fier d'avoir vu après avoir manqué de peu deux concerts de ce groupe que j'adore. 



La soirée se finit ensuite avec un merveilleux et touchant hommage à Lemmy Kilmister, bassiste et chanteur de Motörhead décédé l'année dernière. Ainsi, après un montage photo de la vie du bassiste, un magnifique feu d'artifice est tiré en son honneur. Après cela, Phil Campbell revient sur scène nous parler avec émotion de son ami. Enfin, 4 chansons captées l'année dernière sont projetées sur les écrans géants autour des scènes, permettant de profiter une dernière fois du dernier concert français de Motörhead auquel j'ai assisté. Vraiment un très touchant hommage digne de cette légende qui nous a quitté. 


Le lendemain matin,  alors que ma sœur m'a rejoint pour cette dernière journée de festival (une des meilleurs compagnons de concert que j'ai), nous assistons au concert de Dragonforce aux barrières de la Mainstage 2, groupe que j'attends de voir depuis longtemps. Malheureusement, le son moyen ne nous permet pas de parfaitement distinguer les guitares, ce qui est dommage pour un groupe autant basé sur la virtuosité de ses musiciens. 



Cependant, cela est vite rattrapé par l'excellente ambiance que mettent les excellents musiciens à l'enthousiasme communicatif. En particulier, le bassiste français permet au groupe de se rapprocher de son public en en parlant la langue. Egalement, Herman Lee, un des guitaristes du groupe, apporte une énergie et un fun unique en jouant avec sa langue et en frappant littéralement sa guitare avec son genoux. Bref, un très bon concert d'un groupe qu'il faudra revoir en petite salle pour en profiter pleinement. 


On ne peut cependant pas résister à l'envi de leur parler au stand de dédicace. Si le personnel du Rock Hard est toujours autant imbu de lui même, les musiciens sont d'excellente humeur et très sympathiques. Un réel plaisir de les rencontrer et de leur serrer la main! 


Après un petit tour du site, nous voilà partis pour assister au loin au concert de Slayer. Sans surprise, le groupe me laisse la même impression que lors de son concert de 2014. Pour moi, ce groupe manque en live de puissance, de lourdeur et de vitesse. Le son moyen n'aide pas, et les musiciens semblent fatigués. 


Cependant, Tom Araya a quelques moments sympathiques avec le public (comme lorsqu'il porte le béret français d'un fan), et les changements de Backdrop sont plutôt cool. Mais cela ne suffit pas, et pour moi, pour l'avoir vu en 2010 et en 2014, Slayer aurait dû arrêter à la mort de son guitariste Jeff Haneman (dont l'hommage rendu est d'un certains mauvais goût, mettant son nom à l'intérieur du logo d'une bière qu'il adorait alors qu'il est mort d'une cirrhose). Surtout, le groupe ne se remet pas du départ de l'irremplaçable batteur Dave Lombardo. Bref, l'avantage de ce groupe, c'est qu'il a assez fatigué le public, nous permettant par miracle de se faufiler jusqu'aux barrières de la Mainstage 1 côté gauche, nous préparant à voir les 4 derniers groupes des deux Mainstages d'affilés! 


Ainsi, après une longue heure d'attente à supporter les horribles basses du groupe Amon Amarth, le concert de Megadeth commence, avec un très bon son. Le décor et les lumières sont sobres mais jolies, et l'ambiance est excellente. 


Les musiciens sont très bon, et Dave Mustain joue à la perfection son rôle de mauvais garçon hargneux. Cependant, il ne peut s’empêcher de sourire devant l'enthousiasme du public lors du tube A Tout le Monde! D'ailleurs, après ce morceau,  le concert décolle vraiment, nous assénant une excellente musique de chansons mythiques. 


Juste après vient le début de la Messe noire représentée par les 3 derniers groupes des Mainstages. Après s'être déplacés pour avoir une bonne vue, nous assistons au concert de Ghost qui jouit d'un son exceptionnel. Je suis ravi de voir ce jeune groupe que j'adore énormément, même si je l'avais déjà vu dans la petite salle du Rocher de Palmer en début d'année. Leur concert est ici tout aussi magnifique visuellement et musicalement que le précédent, se concentrant sur les hits de son dernier album, son temps de jeu étant plus restreins. Le concert est toujours aussi dynamique, et l'ambiance est folle! Les musiciens sont toujours autant charismatiques, Papa Emeritus en tête. 


De plus, par rapport au super concert que j'avais vu en salle, le groupe ajoute à son show déjà parfait des effets dignes de la tête d'affiche qu'ils sont, avec quelques effets de fumée, une projection de billets à l'image du groupe, ou encore une chorale qui vient chanter sur le dernier morceau du groupe! 


Ainsi, ce concert magique se termine par un véritable feu d'artifice dans une ambiance délicieusement occulte. Pour moi, ce groupe représente l'avenir de la scène Heavy Metal, et mérite de devenir une légende du niveau d'Iron Maiden, Metallica et AC/DC. 


Après une intro magnifique, la soirée occulte continue avec les inventeurs même du Heavy Metal: Black Sabbath! Toujours aussi bon qu'en 2014, le groupe assure son statut de légende en proposant un show dantesque, dans un décor simple baigné de lumières très belle. L'écran géant ajoute des effets sympas au concert, et le son est parfait, ce qui permet de par exemple bien profiter de la basse sur NIB et War Pigs entre autres. Ozzy Osbourne est en très bonne forme, et le groupe assure grave, jouant son vieux répertoire de manière magistrale en ressortant quelques raretés très appréciables.


L'ambiance dans le public est folle, tout le monde sautant, chantant, bougeant, slammant... Vraiment un concert magique et légendaire. Quel dommage de devoir dire adieu à un groupe si bon. Leur au-revoir est digne de la légende qu'ils sont, et ce concert manque de superlatifs. 


Nous voici-ci donc pour notre dernier concert du festival devant la Mainstage 2 afin d'assister au concert occulte de King Diamond. Malgré la difficulté de passer après Ghost et Black Sabbath, King Diamond assure et est doté d'un son très bon. De plus, les magnifiques décors et lumières servent ce concert très théâtral qui raconte l'histoire de l'album Abigail mis en scène comme une pièce de théâtre. 


Niveau musique, le groupe assure et le chanteur a des capacités vocales juste hallucinantes! Cependant, le concert me semble un peu long sur la fin. Cela vient certainement de la fatigue due aux jours intenses que je viens de vivre, et au manque de sommeil lié à un tel festival! 


Mais au final le concert est très bon, et conclue à merveille cette soirée occulte, et cette édition exceptionnelle du Hellfest.


Ainsi, je suis reparti de ces trois jours ravi, ayant vu des concerts géniaux, en ayant beaucoup profité (bien plus que l'année précédente) et ayant retrouvé des personnes merveilleuses que je ne vois quasiment qu'en cette occasion. 

De plus, les bénévoles ont toujours été adorables, et le site du Hellfest est magnifique, bien aménagé et très agréable malgré le monde. 

Bref, un bilan plus que positif. 

A l'année prochaine, Hellfest!!!