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samedi 24 septembre 2016

KISS Rocks Vegas

Bonjour.

Aujourd'hui, une petite rétrospective sur le concert filmé KISS Rocks Vegas, projeté en salle de cinéma pour une nuit seulement le 25 mai 2016 puis depuis édité en DVD. 



Afin d'être parfaitement clair dès le début, Kiss est mon groupe préféré! Cette critique sera donc extrêmement subjective... 

J'ai découvert ce groupe alors que j'avais 13 ans, dans une période très sombre de ma vie. Je commençais alors à m'approcher de musiques de plus en plus rock, tombant sous le charme des Guns'n Roses et d'AC/DC... Mais grâce à un film que j'ai vu au ciné (film que je critiquerais peut-être un jour sur ce blog) qui contient de nombreuses références à ce groupe mythique, je suis tombé sous le charme de ce groupe. Très vite, j'ai été passionné par ce groupe hors-norme, et j'en ai découvert l'histoire et la musique... Je suis tombé amoureux de son univers, et cet amour ne s'est encore jamais éteint. Il m'a permis de m'échapper de mes problèmes adolescents, et a été un élément clé de ma construction psychique et de mon épanouissement en tant que musicien. Il a une place extrêmement importante dans ma vie, et sa musique aura toujours pour moi une saveur particulière.
Je les ai vu pour la première fois sur scène au Hellfest 2010 (grâce à ma mère qui m'y a amené alors que je n'avais que 15 ans, ce qui est remarquable car je connais peu de parents assez dévoué pour amener son enfant dans un festival metal sans être familier avec ce milieu). Ce concert reste un des meilleurs de ma vie, et la réputation scénique de ce groupe est loin d'être volée. Je l'ai depuis vu deux autres fois sur scène ( je le vois à chaque fois qu'il passe en France en fait), et à chaque fois, la magie a opéré, faisant de ces concerts les meilleurs que j'ai pu voir.

Je tiens malgré tout à préciser que si la musique et les show de ce groupe me font vibrer comme jamais, je ne suis pas non plus fanatique au point de tout leur passer, et je ne suis pas non plus toujours d'accord avec les opinions que peuvent avoir certains membres du groupe. Tant qu'ils assurent en concert et sur album, le reste m'est égal.

J'en viens donc à ce fameux concert de Las Vegas. J'ai eu la chance de le voir au cinéma, grâce au Mégarama de Bordeaux qui a joué le jeu de la retransmission mondiale unique (je tiens encore à les en remercier). J'ai depuis cette soirée là acheté le DVD lors de sa sortie, ce qui m'a permis de le revoir un nombre déraisonnable de fois afin de bien pouvoir en parler.

Lors de la soirée de diffusion au cinéma, avant de vraiment nous montrer le concert donné à Las Vegas en 2014, le groupe diffuse un court documentaire (sous-titré en français) expliquant la mise en place de ces shows à Las Vegas, révélant de plus quelques anecdotes intéressantes sur l'histoire du groupe. Ce documentaire est très bien fait, et créé une légère montée en tension jusqu'au concert...

Vient alors la retransmission de ce concert, et le moins que l'ont puisse dire, c'est que le groupe est toujours aussi excellent en concert! Il est filmé de manière très dynamique, ce qui est parfois même presque gênant sur grand écran (ce dynamisme passe mieux en DVD). A part ce petit défaut, les images sont magnifiques, les cadres étant bien réfléchis et mettant en valeur l'immensité du groupe sur scène et des effets employés, avec des plans dynamiques, des zooms, des plans larges, des gros plans, etc... Tout est fait pour mettre le groupe en valeur et retranscrire au mieux l'ambiance et l'univers du concert, et on peut dire que c'est réussit! 
Le son est exceptionnel, puissant et précis, collant parfaitement à la musique du groupe. Aucun défaut à signaler à ce niveau... Un régal pour les oreilles!


Le concert en lui-même est similaire à celui que j'ai vu d'eux  à Paris en 2015, avec cependant une scène plus grosse ici et une setlist différente (une des grandes qualités de Kiss étant de toujours proposer des chansons différentes selon les tournées). Il débute par Detroit Rock City, qui manque un peu de vitesse à mon goûts depuis quelques années. Après cette très légère inquiétude, le groupe atteint le sommet avec des titres mythiques pas toujours joués sur scène, qu'il accélère même parfois. Egalement, certains titres sombres comme God of Thunder et War Machine gagnent en puissance et en lourdeur. Comme toujours, les lumières, écrans géants et effets pyrotechniques sont impressionnant, et donnent une dimension unique à leur musique. 
Bien sûr, le groupe joue aussi ces plus grands classiques (sauf I was made for lovin' you, bizarrement), et certaines mises en scène sont toujours pratiquées à l'identique (les crachats de feu et de sang de Gene Simmons par exemple). Ainsi, Kiss trouve la balance parfaite entre nouveauté et classicisme, se renouvelant suffisamment pour ne pas être prévisible et ennuyeux (contrairement à beaucoup de vieux groupes comme au hasard AC/DC) tout en gardant les éléments de son show impossibles à omettre. 
Le groupe a plaisir à jouer, et ça se voit. Tous les musiciens sont excellents, et si Paul Stanley a perdu sa voix d’antan, il reste un frontman exceptionnel et assure malgré tout ses lignes avec conviction. Il est de plus bien épaulé par ses camarades, en particulier Eric Singer à la superbe voix qui se charge des harmonies aiguës. Chaque membre a son instant de gloire, et l'équilibre est parfais entre les 4 personnages qu'ils incarnent, aucun n'étant mis sur le côté ou ne prenant le pas sur les autres. 
Niveau show, le groupe innove également avec quelques effets laser, et avec des écrans géants qui surplombent le public et qui diffusent des images renforçant le sens des chansons.

Niveau déceptions (très vites oubliées par la qualité de la prestation), il y a le manque d'une chanson chantée par Tommy Thayer (comme par exemple Shock Me ou la récente Outta this World), ainsi que d'un solo guitare et batterie mettant en valeur les deux membres "récents" du groupe, comme c'était le cas lors des précédentes tournées.
Mais ce n'est pas grave puisque cela est rattrapé par la prestation sans faille du groupe, qui sait s'amuser (comme lors de la reprise du Won't get fooled again des Who au milieu de la chanson Lick it up, ou de la fin réarrangée de ma chanson préférée Black Diamond), et qui reste d'une énergie incroyable pour leur âge avancé.

Si le DVD ne contient pas le documentaire d'introduction, en plus d'être très jolie et travaillé visuellement, il nous offre en plus du show électrique un petit set de chansons jouées en acoustique par le groupe démaquillé, dans une ambiance intimiste. Ce bonus est merveilleux, le groupe y jouant des chansons plus rares avec beaucoup de sincérité et de spontanéité, les réarrangeant pour l'occasion. Un régal!

En bref, un concert très bien retransmis, qui est un témoignage de l'excellente forme actuelle d'un groupe mythique toujours à la hauteur de son mythe, et qui reste une valeur sûre sur scène.

You wanted the best, you got the best!!!!!
The hottest band in the world: KISS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

jeudi 23 juin 2016

Hellfest 2016 review


Voici un compte-rendu des trois jours fous que j'ai vécu dans le cadre de l'édition 2016 du Hellfest Open Air Festival. 


 

Après avoir fait la queue une bonne heure pour rentrer sur le site du festival le vendredi matin, et après avoir bu une petite bière, j'assiste à mon premier concert du weekend. Je commence donc par Le Bal des Enragés, un collectif d'artistes français membres de quelques groupes incontournables de notre scène tricolore. Si j'écoute le début du concert de loin (faisant la queue au bar), je me rapproche dès que je peux afin de me plonger au mieux dans l'ambiance de ce concert. Car en effet, l'ambiance y est très bonne, festive, le public étant absorbé par les excellentes reprises jouées par ces musiciens. Ainsi, Smells like teen spirit ou Antisocial viennent remuer Clisson grâce à un son pas trop mal. Le nombre important de musiciens qui s'échangent les instruments entre les morceaux ajoute du dynamisme au tout. Un très bon concert qui ouvre parfaitement ce festival. 


Vient ensuite Halestorm, que je regarde depuis les barrières, sur le côté gauche de la scène. Si le son est d'abord trop chargé en basse (problème fréquent sur les côtés des grandes scènes), il s'améliore au fur et à mesure, permettant de distinguer correctement tous les instruments. 
La musique jouée par ce groupe, que je ne connais quasiment pas, m'a énormément parlé. Je l'ai beaucoup apprécié, aidé par la bonne ambiance qui règne dans le public. La qualité aussi bien scénique que musicale des musiciens ajoute du cachet à l'ensemble. 


Et très vite, j'ai été captivé par le batteur. Sa frappe puissante m'a hypnotisé, aidée par ses lancés de baguettes. Son solo de batterie a également été remarquable, jouant des rythmes de chansons connues tout en les chantant, puis s'arrêtant pour que le public les reprenne! Ainsi, quel plaisir que de chanter sur Rock'n Roll All Nite, Highway to Hell ou Paradise City avec ce batteur extraordinaire qui prend des baguettes géantes pour finir son solo. 


Mais le reste du groupe est tout aussi charismatique, et assure tout autant. Comment résister à tant de qualité ? Alors quand en plus j'arrive à attraper un médiator du guitariste à la fin du concert, mon plaisir est total, et je me dis que je viens de vivre la découverte coup de cœur de ce festival, déjà... 



Alors que j'attends patiemment le prochain groupe aux barrières de la Mainstage 1, j'assiste au loin au concert de Mass Hysteria. L'ayant vu quelques mois plus tôt dans la petite salle des fêtes de Jonzac dans le cadre du Big Fuzz, je n'y prête que peu d'attention, surtout que le son chargé en basse n'aide pas à entrer complètement dans leur set. Cependant, j'y retrouve la qualité qui m'avais frappé quelques mois plus tôt, adaptée à merveille à la taille du festival par un frontman vraiment exceptionnel qui balance son message avec cœur. Il n'hésite pas à plonger au cœur de la foule et à dire ce qu'il pense sans censure. 


Arrive alors le concert d'Anthrax, servit par un son excellent, mettant en lumière la qualité de la musique et des musiciens. Les musiciens sont impliqués et prennent plaisir à jouer ensemble. 


Ainsi, le Thrash Metal du groupe rend la foule folle, particulièrement sur la reprise en anglais d'Antisocial, qui rencontre un vif succès. 


Mais la clé de la force du groupe est l'enthousiaste chanteur qui n'hésite pas à approcher son public de près, courant entre les extrémités de la scène. Il fait des signes à la foule, semblant s'adresser directement à elle. Il prend à un moment une caméra pour la filmer. Il descend même rencontrer le public afin d’emprunter la coiffe d'un fan déguisé en Indien sur la bien nommée Indians ! Ainsi, ce concert chargé d'énergie positive met de bonne humeur, ne laissant présager que du bon pour la suite du festival. 


Cependant, la bonne humeur retombe rapidement au stand des dédicaces. Si la rencontre avec les membres du groupe Abbath se passe bien, les musiciens étant bien sûr heureux d'être là et impliqués, les membres du magazine Rock Hard qui gèrent ce stand abusent de leur autorité et gâchent cet instant. Ils imposent leurs règles arbitraires sans tenir compte du groupe ou des fans, et n'hésitent pas à pousser fermement les personnes présentes devant le stand, avec une politesse inexistante, nous prenant de haut. Reste de ce moment une rencontre sympathique avec une légende du Black Metal, et un bon moment de rigolade avec une amie qui attendait avec moi. 


Le soir, après quelques moments de repos, me voilà aux barrières de la Mainstage 2 pour assister au concert des Dropkick Murphys. L'ambiance y est explosive, le public étant déchaîné au rythme du punk celtique joué par ces gars de Boston. L'énergie présente dans le public fait écho à celle qui règne sur scène. 


Cependant, ce concert m'a parut un peu lassant sur la longue. Heureusement que quelques titres connus ont recaptivés mon attention ! Ainsi, je pense que ce concert bon au demeurant doit prendre une toute autre dimension avec une connaissance plus approfondie des chansons du groupe. Reste de très bons moments sur les superbes chansons que sont Rose Tattoo ou I'm Shipping Up to Boston par exemple. 


Vient ensuite le moment de la grosse tête d'affiche de la journée: Rammstein. Profitant de ce concert de loin, je suis capté par le son excellent qui sert le Metal Industriel lourd et malsain de ce groupe allemand. Le son de caisse-claire en particulier m'a énormément plu, étant très industriel et métallique, rappelant presque des coups de marteaux. Etant batteur, ce genre de petit détail peut faire toute la différence. Le frontman est captivant, semble en transe, et ce groupe a su me transporter dans son univers. 


Bien sûr, il respecte sa réputation en proposant un show dantesque, avec des effets pyrotechniques impressionnants ! Mais les lumières ne sont pas en restes puisqu'elles sont magnifiques et qu'elles renforcent le propos du groupe. Le décor industrielle rouillé fonctionne bien, et est très dynamique puisqu'il évolue au fur et à mesure du concert. L'ensemble est très réfléchis et artistique, et a un réel sens qui rend le concert jouissif, loin de la juste démonstration d'effets sans intérêt. Ainsi, moi qui n'étais pas particulièrement réceptif à la musique de ce groupe, j'ai été séduit et ai adoré m'éclater sur les rares chansons que je connaissais d'eux, chansons que maintenant j'adore!!!


Après le superbe concert du groupe allemand, je finis la journée par le concert d'Abbath sous la Temple. Malheureusement, le son est très brouillon et gâche complètement la musique du groupe. Quelle déception! Cependant, après quelques problèmes techniques qui stoppent pendant un moment le concert, le son s'améliore et devient appréciable, permettant de profiter entre autres d'All Shall Fall. 


Les musiciens assurent malgré ces problèmes, et bougent beaucoup, rendant le tout très dynamique (mais impossible à prendre en photo). De plus, les lumières magnifiques renforcent le propos. A la fin, Abbath descend même dans la foule une bonne dizaine de minute serrer la main à ses fans. Ainsi, j'en ressors mitigé. Tant pis, il est l'heure de se coucher, le reste du weekend semblant tout aussi prometteur!


Me voici donc le samedi matin aux barrières de la Mainstage 1 afin d'assister au concert de Glenn Hughes, ou du moins à la moitié du concert, ayant loupé le début à cause de la longue attente à l'entrée du festival. Le son y est excellent, ce qui permet de profiter pleinement des excellents musiciens du groupe. 


Glenn Hughes a une voix magnifique, et le groupe joue un très bon rock'n roll qui me capte, ne me paraissant pas du tout répétitif, alors que je suis d'habitude vite lassé par la musique que je ne connais pas. Ainsi, voilà le parfais moyen de commencer la journée!


Celle-ci continue par l'excellent concert de Sixx:A.M. Toujours aux barrières, je profite de l'excellent son et de l'excellente musique de ce groupe que j'ai découvert en suivant les aventures musicales de l'ancien bassiste de Mötley Crüe qui donne son nom au projet. Mais les autres membres sont tous aussi bon, bougeant beaucoup, électrisant la scène d'une énergie communicative. En particulier, le guitariste se ballade beaucoup, saute partout, enchaîne les prouesses techniques, n'hésite pas à faire tourner sa guitare autour de lui et vient souvent rendre visite au public, montant sur les enceintes à deux mètres de moi!


Le look des musiciens est très soigné, proposant un visuel fort qui renforce la musique géniale qui m'a complètement parlé. Vraiment un excellent concert d'un groupe que je vais suivre avec attention. 


Vient ensuite la légende Foreigner, que je regarde toujours depuis les barrières. Le nombre impressionnant de musiciens (7) apporte du dynamisme et de l'énergie à ce groupe qui joue une musique très agréable. Certains des trois guitaristes prennent un piano ou un saxophone quand l'occasion apparaît. Ils sont tous dynamiques, particulièrement le bassiste qui semble possédé!


L'ambiance dans le public est super. Le moment fort reste bien sûr la ballade I Want to Know What Love Is, reprise en chœur par le public, ce qui est toujours cocasse à voir dans un festival Metal (j'avais eu la même impression  en entendant 40.000 métalleux chanter Still Lovin' You lors du concert de Scorpions). 


Enfin, le chanteur survolté achève la sentence. En effet, très impliqué et proche du public, il apporte un réel plus au groupe, captant toute notre attention. Il descend voir la foule de près, et emprunte une caméra à un technicien hilare! Un très bon concert!


Après quelques moments de repos, me voilà devant la Mainstage 1, profitant du concert de Within Temptation pour me rapprocher des barrières. En effet, n'étant pas fan habituellement du Metal Symphonique (détestant même parfois ce style), je comptais surtout attendre la tête d'affiche de la soirée en me faufilant dans la foule pour m'approcher le plus possible de la scène. Cependant, j'ai été capté par ce groupe. Le son excellent et la voix merveilleuse de la sympathique chanteuse à l'enthousiasme communicatif m'ont envoûté, aidés par la scénographie magnifique, que ce soit au niveau des lumières, du décor ou des effets pyrotechniques. 


De plus, l'ambiance dans le public a enfoncé le clou. Alors quand Tarja vient chanter une chanson en duo vers la fin du set, la foule devient folle et le concert atteint son apogée. Vraiment une très agréable surprise. 


Mais le moment que j'attend le plus arrive enfin: le dernier concert français de Twisted Sister! Le son est excellent, et la scène est superbe, décorée de manière sobre mais efficace, rehaussée de magnifiques lumières et de quelques effets pyrotechniques. 


Les musiciens sont tous très bons et impliqués. Le bassiste frappe littéralement sa basse! Et quel plaisir que de voir Mike Portnoy, ce batteur que j'adore, jouer avec le groupe en gardant un immense respect des parties originales de son prédécesseur décédé, qu'il remplace afin d'assurer la tournée d'adieu de ce groupe traumatisé par la mort de son batteur. 


Dee Snider, le chanteur, est égal à lui même, surtout en terme de discours, n'hésitant pas à dire ce qu'il pense. Il n'hésite également pas à rejouer 3 fois la fin du morceaux We're Not Gonna Take It tant le public reprend à gorges déployées ce refrain mythique. Car en effet, l'ambiance est excellente et la foule saute et crie en chœur avec le groupe. 



De plus, le groupe nous réserve une très bonne surprise : Phil Campbell, le guitariste de Motörhead jusqu'au décès du regretté Lemmy, vient jouer deux chansons avec le groupe, dont une reprise de la formation mythique. 


En bref, un excellent concert qui sert d'adieu plus que digne à un groupe phare des années 80, adieu que je suis fier d'avoir vu après avoir manqué de peu deux concerts de ce groupe que j'adore. 



La soirée se finit ensuite avec un merveilleux et touchant hommage à Lemmy Kilmister, bassiste et chanteur de Motörhead décédé l'année dernière. Ainsi, après un montage photo de la vie du bassiste, un magnifique feu d'artifice est tiré en son honneur. Après cela, Phil Campbell revient sur scène nous parler avec émotion de son ami. Enfin, 4 chansons captées l'année dernière sont projetées sur les écrans géants autour des scènes, permettant de profiter une dernière fois du dernier concert français de Motörhead auquel j'ai assisté. Vraiment un très touchant hommage digne de cette légende qui nous a quitté. 


Le lendemain matin,  alors que ma sœur m'a rejoint pour cette dernière journée de festival (une des meilleurs compagnons de concert que j'ai), nous assistons au concert de Dragonforce aux barrières de la Mainstage 2, groupe que j'attends de voir depuis longtemps. Malheureusement, le son moyen ne nous permet pas de parfaitement distinguer les guitares, ce qui est dommage pour un groupe autant basé sur la virtuosité de ses musiciens. 



Cependant, cela est vite rattrapé par l'excellente ambiance que mettent les excellents musiciens à l'enthousiasme communicatif. En particulier, le bassiste français permet au groupe de se rapprocher de son public en en parlant la langue. Egalement, Herman Lee, un des guitaristes du groupe, apporte une énergie et un fun unique en jouant avec sa langue et en frappant littéralement sa guitare avec son genoux. Bref, un très bon concert d'un groupe qu'il faudra revoir en petite salle pour en profiter pleinement. 


On ne peut cependant pas résister à l'envi de leur parler au stand de dédicace. Si le personnel du Rock Hard est toujours autant imbu de lui même, les musiciens sont d'excellente humeur et très sympathiques. Un réel plaisir de les rencontrer et de leur serrer la main! 


Après un petit tour du site, nous voilà partis pour assister au loin au concert de Slayer. Sans surprise, le groupe me laisse la même impression que lors de son concert de 2014. Pour moi, ce groupe manque en live de puissance, de lourdeur et de vitesse. Le son moyen n'aide pas, et les musiciens semblent fatigués. 


Cependant, Tom Araya a quelques moments sympathiques avec le public (comme lorsqu'il porte le béret français d'un fan), et les changements de Backdrop sont plutôt cool. Mais cela ne suffit pas, et pour moi, pour l'avoir vu en 2010 et en 2014, Slayer aurait dû arrêter à la mort de son guitariste Jeff Haneman (dont l'hommage rendu est d'un certains mauvais goût, mettant son nom à l'intérieur du logo d'une bière qu'il adorait alors qu'il est mort d'une cirrhose). Surtout, le groupe ne se remet pas du départ de l'irremplaçable batteur Dave Lombardo. Bref, l'avantage de ce groupe, c'est qu'il a assez fatigué le public, nous permettant par miracle de se faufiler jusqu'aux barrières de la Mainstage 1 côté gauche, nous préparant à voir les 4 derniers groupes des deux Mainstages d'affilés! 


Ainsi, après une longue heure d'attente à supporter les horribles basses du groupe Amon Amarth, le concert de Megadeth commence, avec un très bon son. Le décor et les lumières sont sobres mais jolies, et l'ambiance est excellente. 


Les musiciens sont très bon, et Dave Mustain joue à la perfection son rôle de mauvais garçon hargneux. Cependant, il ne peut s’empêcher de sourire devant l'enthousiasme du public lors du tube A Tout le Monde! D'ailleurs, après ce morceau,  le concert décolle vraiment, nous assénant une excellente musique de chansons mythiques. 


Juste après vient le début de la Messe noire représentée par les 3 derniers groupes des Mainstages. Après s'être déplacés pour avoir une bonne vue, nous assistons au concert de Ghost qui jouit d'un son exceptionnel. Je suis ravi de voir ce jeune groupe que j'adore énormément, même si je l'avais déjà vu dans la petite salle du Rocher de Palmer en début d'année. Leur concert est ici tout aussi magnifique visuellement et musicalement que le précédent, se concentrant sur les hits de son dernier album, son temps de jeu étant plus restreins. Le concert est toujours aussi dynamique, et l'ambiance est folle! Les musiciens sont toujours autant charismatiques, Papa Emeritus en tête. 


De plus, par rapport au super concert que j'avais vu en salle, le groupe ajoute à son show déjà parfait des effets dignes de la tête d'affiche qu'ils sont, avec quelques effets de fumée, une projection de billets à l'image du groupe, ou encore une chorale qui vient chanter sur le dernier morceau du groupe! 


Ainsi, ce concert magique se termine par un véritable feu d'artifice dans une ambiance délicieusement occulte. Pour moi, ce groupe représente l'avenir de la scène Heavy Metal, et mérite de devenir une légende du niveau d'Iron Maiden, Metallica et AC/DC. 


Après une intro magnifique, la soirée occulte continue avec les inventeurs même du Heavy Metal: Black Sabbath! Toujours aussi bon qu'en 2014, le groupe assure son statut de légende en proposant un show dantesque, dans un décor simple baigné de lumières très belle. L'écran géant ajoute des effets sympas au concert, et le son est parfait, ce qui permet de par exemple bien profiter de la basse sur NIB et War Pigs entre autres. Ozzy Osbourne est en très bonne forme, et le groupe assure grave, jouant son vieux répertoire de manière magistrale en ressortant quelques raretés très appréciables.


L'ambiance dans le public est folle, tout le monde sautant, chantant, bougeant, slammant... Vraiment un concert magique et légendaire. Quel dommage de devoir dire adieu à un groupe si bon. Leur au-revoir est digne de la légende qu'ils sont, et ce concert manque de superlatifs. 


Nous voici-ci donc pour notre dernier concert du festival devant la Mainstage 2 afin d'assister au concert occulte de King Diamond. Malgré la difficulté de passer après Ghost et Black Sabbath, King Diamond assure et est doté d'un son très bon. De plus, les magnifiques décors et lumières servent ce concert très théâtral qui raconte l'histoire de l'album Abigail mis en scène comme une pièce de théâtre. 


Niveau musique, le groupe assure et le chanteur a des capacités vocales juste hallucinantes! Cependant, le concert me semble un peu long sur la fin. Cela vient certainement de la fatigue due aux jours intenses que je viens de vivre, et au manque de sommeil lié à un tel festival! 


Mais au final le concert est très bon, et conclue à merveille cette soirée occulte, et cette édition exceptionnelle du Hellfest.


Ainsi, je suis reparti de ces trois jours ravi, ayant vu des concerts géniaux, en ayant beaucoup profité (bien plus que l'année précédente) et ayant retrouvé des personnes merveilleuses que je ne vois quasiment qu'en cette occasion. 

De plus, les bénévoles ont toujours été adorables, et le site du Hellfest est magnifique, bien aménagé et très agréable malgré le monde. 

Bref, un bilan plus que positif. 

A l'année prochaine, Hellfest!!!