dimanche 27 novembre 2016

Vaiana

Bonjour.

Voici mon avis rapide sur le film d'animation Vaiana, vu en VF. Les spoilers seront comme d'habitude en vert


Avant tout, le court-métrage Raison, déraison qui précède le film d'animation est très réussi! Il est très drôle, très bien réalisé et propose un espoir intéressant face à la vie aliénante de notre société moderne. Une belle entrée en matière. 

Passons maintenant au vif du sujet avec Vaiana... J'ai adoré ce film!!!! 

Le travail d'animation est magnifique! Les textures rendent très bien, et les images sont somptueuses. En particuliers, les cheveux de Vaiana et les mains de sa grand-mère sont très réussis et sont d'un réalisme saisissant. Avec un film si proche de l'océan, la difficulté de mouiller les textures en les gardant crédible a été parfaitement relevée. 

Les personnages, aussi bien principaux que secondaires, sont très attachants, on suit avec plaisir leur histoire. Leurs relations et motivations sont crédibles, et renforcent leurs accomplissements.
On se concentre surtout sur les 2 personnages principaux, qui sont seuls une grande partie du film (à part un comic-relief qui ne parle pas), ce qui tend presque vers le huis-clos, sans jamais être étouffant. Une autre grande réussite!

L'humour est irrésistible, et fonctionne très bien. Il y a même quelques passages proche d'une mise en abîme du genre, comme lorsque les 2 héros parlent du statut de princesse de Vaiana

Il n'y a pas d'histoire d'amour dans ce film, ce qui est assez rare pour être signalé. Cela ne m'a pas manqué tant ce n'était pas nécessaire ici!

Les chansons sont assez rares et bien réparties pour ne pas être trop gênantes ( j'avoue que les chansons ne sont pas les moments que je préfère dans les Disney). Elles sont bien réussies, mélangeant plusieurs genres musicaux aux musiques des îles. Une d'elle revient souvent dans le film, faisant écho au psychisme de l'héroïne. Cependant, aucune n'est assez mémorable.

L'univers et l'histoire présentés sont passionnant! J'ai adoré la mythologie proposée par ce film, qui m'a beaucoup parlé. Il y a également beaucoup de poésie et de symbolisme bienvenus. Un des exemples de la beauté poétique de cet univers est le fait que chaque chef place sa pierre en haut de la montagne, surélevant leur île. 
Le film se permet quelques délires (les pirates noix de coco, le crabe géant) assez déroutants mais réussis.
Surtout, les divinités Polynésiennes et leurs interactions avec les humains et leur culture m'ont énormément plus. La divinité de lave est magnifique, et sa réelle identité révélée vers la fin donne un ton encore plus beau au film

J'ai adoré ce monde merveilleux, qui m'a fait rêver. La beauté de cet univers poétique renvois forcément aux notions de Nature, ici personnifiée par une déesse. J'adore ce genre d'histoire, avec une morale écologiste suffisamment subtile pour fonctionner parfaitement. 

J'y ai retrouvé mon âme d'enfant, qui rêve dans cette Nature merveilleuse et sublime représentée par ce divertissement poétique... 

Je vous le conseille donc vivement! 


samedi 26 novembre 2016

Les Animaux Fantastiques

Bonjour.

Voici une (très) courte critique du film "Les Animaux Fantastiques", vu en 3D et VF. Comme d'habitude, les spoilers seront signalés en vert.



Si j'ai lu tout les livres de la saga Harry Potter, et vu tout les films (dans le désordre), je ne suis pas particulièrement attaché à son univers. Je l'aime bien, mais comme un simple divertissement. Ainsi, je n'avais pas en mémoire toutes ses composantes et détails lorsque j'ai découvert ce Spin-off, le découvrant d'un œil assez nouveau.

Et j'ai été bluffé! J'adore ce film! Il m'a séduit! Je crois même que je le préfère à l'intégralité de la saga Harry Potter!

Pour revenir rapidement sur les aspects qui m'ont tant charmé, j'ai adoré l'univers du film, mélange entre l'univers magique classique de la saga, et le vieux New York des années 20. La rupture de culture avec le Londres des autres films fonctionne à merveille, tout en restant cohérente. J'ai particulièrement aimé les magiciens enquêteurs, habillés comme les inspecteurs de police des film de noir, utilisant leur baguette comme s'il s'agissait de leur flingue.
Les acteurs sont excellents, et jouent bien leurs personnages attachant. J'ai été particulièrement étonné de la présence très ponctuelle de Johnny Depp qui campe un personnage "à gueule" dont on entendra surement plus parler dans les suites. 
Les effets spéciaux sont magnifiques, et la 3D leur rend justice. Elle est d'ailleurs extrêmement bien exploitée et profonde, proposant même des choses rares qui sont donc très agréables à observer (les petits animaux qui sortent de l'écran... Irrésistible!).
Le bestiaire est... Fantastique! Il est vraiment impressionnant, le film ne volant pas son titre, dévoilant une imagination assez grandiose.
L'humour fonctionne à merveille, et propose de véritable moment de rigolade.
Les petites références à Harry Potter fonctionnent très bien, en particulier les retours subtiles du thème culte de la saga.

Ainsi, ce film très divertissant est très beau, poétique, naturaliste et également humaniste. Il aborde  en subtilités des thématiques intéressantes, en particulier celle de la protection des animaux, ce qui me touche beaucoup. Il le fait avec beaucoup de poésie et de finesse avec un regard presque naïf et enfantin.

Cela mène à l'impression d'être dans un rêve merveilleux (qui sombre au cauchemar avec la face sombre des antagonistes). On est dans un monde merveilleux, qui peut être magnifique mais aussi d'un obscurité fascinante.

Cependant, malgré ce ton rêveur et imaginatif lié à l'enfance, le film a quand même des aspects très matures et adultes. De nombreux sous-entendus sexuel sont présents, ainsi que le monde de la pègre.

Cette dualité de ton fait écho au personnage principal, ce qui est une grande réussite!

En bref, voilà un très bon film qui m'a fait rêver et qui m'a amener dans un monde... Magique!!!

lundi 21 novembre 2016

Star Wars épisode 7: Le réveil de la force

Bonjour.

Aujourd'hui, je m'attaque à un sujet qui me tient à cœur. Voici donc ma critique de Star Wars épisode 7, le réveil de la force. Je l'ai vu 3 fois au cinéma (toujours en 3D), dont une fois en VO. Depuis, je l'ai revu une ou deux fois en VO.
Exceptionnellement, je ne vais pas signaler les spoilers, le film étant sorti depuis près d'un an. Ainsi, je vous incite à découvrir ce film avant de lire cette critique si vous ne l'avez pas vu. Je vous incite d'ailleurs si vous ne les avez pas tous vu de voir les 6 films de la saga originale, dans leur ordre de sortie (4-5-6-1-2-3).
Egalement, je vous invite à voir l'excellente chronique du youtuber Durendal sur les 6 films de la saga originale, nommée "Pourquoi j'ai raison et vous avez tord: Star Wars". Il y développe dans son analyse certains points de la saga que j'évoque dans cette critique.  Il a aussi fait une critique vidéo de ce 7e épisode, que je vous conseille également. 



La saga Star Wars est sacrée pour moi. Les 6 films écrits par George Lucas restent mes films préférés, depuis mon enfance. J'y voue un culte et un amour sans faille. L'épisode 3, la Revanche des Sith, est le film que j'ai le plus vu au cinéma, et reste mon film préféré. J'aime ces 6 films dans leur ensemble, n'y trouvant aucun défaut, même dans la prélogie tant décriée sur Internet (si je devais choisir, ce qui est presque impossible, je crois que j'aime même plus la prélogie que la trilogie originale, que j'adore au demeurant). 
C'est pourquoi, lors de l'annonce d'une nouvelle trilogie produite par Disney, j'ai été effondré! Le mythe ne pouvait pas continuer, il avait été conçu et parfaitement réalisé sur 6 films, la suite ne pouvant qu'être décevante.
Ainsi, même si l'espoir était revenu lors de la promotion, j'ai détesté cet épisode 7 lors du premier visionnage. Cependant, je m'habitue à ce film de plus en plus à chaque fois que je le revois, finissant même par en apprécier le visionnage (la VO y jouant un rôle non négligeable). Si le film est captivant et divertissant, et que j'arrive à le regarder avec un peu de plaisir, me laissant berner, c'est avec le recul et la réflexion (que le rythme du film ne permet pas) qu'il m'est évident que ce 7e volet est une grande déception. C'est le moins bon des épisodes Star Wars, et pour l'instant (c'est à dire sans le recul de la trilogie entière, cette chronique datant d'avant la sortie de l'épisode 8), c'est même un vecteur immense d'incohérences qui fait du tord à la saga... 
Il me faut quand même reconnaître que ce film est bon par biens des aspects. Les images et les effets spéciaux sont magnifiques. Le jeu d'acteur est convaincant, chaque personnage est bien écrit, attachant et donne vie à l'histoire. De nombreux éléments nous rappellent l'univers et les films précédents, pour notre plus grand plaisir. La musique reste de bonne qualité, même si plus discrète et moins grandiose que dans les précédents volets.
Elle reflète d'ailleurs le ton global de l'oeuvre, qui par bien des aspects, est assez naturaliste et intimiste (par rapport aux autres films de la saga du moins). Quelques finesses et symboles sont bienvenus, et donne une certaine poésie à l'oeuvre. Par exemple, lors du combat mental entre Rey qui est prisonnière de Kylo Ren, le rapport de force est exprimé avec les thèmes musicaux de chacun des personnages. J'adore ce genre de symboles! Egalement, montrer le questionnement intérieur de Kylo quant à son allégeance au côté obscur avec la disparition de l'étoile est brillante! Surtout que cette scène mène à une  scène assez bouleversante qui est correctement réalisée, même si parfaitement prévisible.
Ainsi, il est légitime de se demander pourquoi, en ayant à l'esprit mon amour pour les 6 films originaux, ai-je autant rejeté cet épisode 7 lors de sa sortie ? 
Voici donc mon analyse des défauts majeurs du film, qui ont conditionné mon rejet lors de sa sortie, et qui je continue de voir et de dénoncer, même s'ils ne m'empêchent plus de l'apprécier. 

Le premier grand défaut de ce film, pour moi, est la perte d'immersion dans l'univers Star Wars provoquée par de nombreux éléments.
Par exemple, de nombreux bruitages ont changé. Ceux que je n'arrive toujours pas à accepter sont les bruits des canons du Faucon Millénium, ainsi que des blasters de Chewbacca et des Stormtroopers (quoique pour ces derniers, le défaut est moins important en imaginant qu'ils aient changé de modèle). C'est vraiment un défaut stupide, sachant qu'ils ont pris grand soin de jouer sur des sonorités connues ( TIE-fighters, X-wings, sabre de Luke...) qui me donnent des frissons à chaque apparition! 
Un autre aspect, qui personnellement ne me gène pas outre mesure, est l'humour typique des productions Disney, qui est certes bon, mais qui coupe la crédibilité de certaines scènes sérieuses, et qui tranche avec la subtilité de l'humour des autres films, qui était beaucoup plus crédible et réaliste.
Cet humour plus enfantin est le reflet d'une légère simplification de cet épisode qui prend un aspect parfois stupide. L'exemple parfait de ce phénomène est la scène où la Résistance construit son plan d'attaque contre la base Starkiller... La stratégie est construite très rapidement, par des personnages qui lancent un à un une idée et une information à la volée. Ce n'est pas crédible, et cela est même débile! Les 6 autres épisodes de la saga (et Rogue One rétrospectivement) ne font pas cette erreur. En effet, chaque plan d'attaque est présenté en intégralité par un personnage, souvent fortement gradé, de manière aboutie. Cela montre qu'il a été réfléchi en amont, et qu'il reflète une réelle stratégie. On ne voit jamais l'élaboration en 30s de ce plan.
Plus gênant, le film empreinte parfois des esthétiques très éloignées de Star Wars (s'approchant plus des thématiques de Star Trek). Le meilleur exemple reste la base Starkiller, qui avale une étoile (élément céleste jamais montré de près dans un Star Wars).
De plus, une grossière incohérence est faite avec la force. Un être tombé du côté obscur ne peut pas être attiré par la lumière (dixit Yoda). La seule exception reste Dark Vador, qui cependant avait encore de la lumière en lui. Pour moi, c'est une très grande trahison aux principes de la force et à la cohérence de la saga, contrairement aux décriés midichloriens (ces derniers ne sont que le support physique d'une puissance spirituelle, comme le sont les neurones pour la pensée). 
Enfin, aux niveaux des petits reproches, on peut noter le design des Rathtars, la cantina peu imaginative, certains décors qui font trop Terrien pour être crédibles (l'île de Luke), l'absence d'évolution et de cohérence des personnages (Leia qui n'a pas appris à maîtriser la force, Han qui est redevenu contrebandier) et le manque cruel de diversité dans les vaisseaux. Pour ce dernier point, c'est vraiment étrange de ne voir quasiment que des X-wings et des TIE-fighters, là où même l'épisode 4 proposait plus de diversité. C'est d'autant plus incohérent qu'aucun autre modèle n'est apparu en 30 ans, là où le "bestiaire" de vaisseaux avait énormément évolué pendant les 20 ans séparant l'histoire des épisodes 3 et 4.
Ces éléments sont gênants car ils nous sortent de l'histoire, provoquant une non-immersion dans l'univers Star Wars. Ils deviennent même incohérents avec cet univers. 

Une de ces incohérences nous montre le deuxième gros défaut du film: il ne suffit pas à lui même. 
C'est un défaut que n'avait pas les 6 autres films. Bien sûr, on a toujours envie d'en voir plus. Mais chacun des autres films conclue son intrigue, ne laissant pas de question ouverte. 
Cet épisode ne termine son intrigue principale (mais mise au second plan), la quête de Luke, que grâce à un 4e acte malvenu car absent des 6 autres films, qui se répondent. En effet, Star Wars contient de très nombreuses symétries qui  rendent cette saga parfaite, jusqu'à cet épisode 7 qui rompt avec certaines d'entres elle, alors qu'il insiste sur d'autres.
Dans ce film, deux éléments principaux sont laissés en suspense. D'abord, les origines de Rey, dont des indices sont disséminés pendant tous le film, sans avoir de réponse claire (qu'on aura lors des films suivants je suppose). 
Ensuite, un défaut majeur du film est l'absence d'un contexte politique clair. C'est une énorme erreur car déjà, la destruction de la République par le 1er ordre n'a aucun impact sur nous car on n'a aucune idée de ce qu'est cette République à peine mentionnée. Mais surtout, il s'agit d'une énorme incohérence avec les 6 autres films et la fin du 6e épisode. Star Wars a toujours traité de politique, en prenant la parabole du Reich d’Hitler... Ce qui ne marche plus ici, puisqu'on a affaire à un régime Nazi ressuscité, alors qu'une guerre froide galactique, avec une radicalisation de nos héros passés, aurait été à mon sens bien plus intéressante et cohérente (comment penser que Luke aurait laissé croître un ersatz d'empire ?). 
Cela pourrait à la limite marcher si le film abandonnait cette parabole, ce qui n'est clairement pas le cas.

En effet, le dernier grand défaut de ce film est une perte de subtilité très dommageable.
Le meilleur exemple reste le discours Hitlérien du Général Hux, et du salut Nazi des Stormtroopers. C'est beaucoup trop explicite pour fonctionner parfaitement. Star Wars tirait sa force de l'universalité de son histoire, qui venait en autre d'une subtilité de ton quant à la parabole au Nazisme (son histoire d'adaptant à la montée de n'importe quel régime totalitaire). 
L'absence des origines de Rey est également un défaut causé par ce manque de subtilité, qui nous montre clairement cela comme un mystère, là où le flou des origines de Luke était bien plus subtile dans la trilogie originale (car non évoquées comme un mystère, plutôt comme une vérité générale s’avérant fausse par la suite), renforçant l'impact de la révélation phare de la saga qu'est sa filiation avec Dark Vador. 

Tous ces éléments montrent une volonté de la part de Disney, qui souhaite se rapprocher du ton de la Trilogie Originale tout en occultant la Prélogie (pourtant meilleure). Cela créé de nombreux défauts de cohérence et d'imaginaire tant le grandiose des 3 premiers épisodes (mais également des derniers de la Trilogie originale) me manque. 

Ainsi, pour conclure, il est évident que cet épisode 7 n'arrive pas à la cheville du mythe parfait qu'est les 6 premiers films. 
Cependant, on doit s'y accommoder, et accepter l'avenir de cette saga culte. L'Histoire de Star Wars continue, à défaut du Mythe.
Laissons une chance à la qualité de ce qui reste, et apprécions les nouveaux épisodes. Ce 7e n'est peut être pas aussi parfait que les 6 de la saga originale, mais il reste appréciable, et perpétue la saga en essayant de nous faire revivre la magie des 6 films. Même s'il échoue, il reste suffisamment bon pour être toléré... Il faut juste en dénoncer les défauts le plus possible, pour espérer remonter aux oreilles de Disney, et ainsi influer sur la qualité des productions futures. Enfin, il n'est pas impossible que les épisodes 8 et 9 proposent une histoire intéressante, et parviennent à corriger les défauts du 7 (en explicitant le contexte politique par exemple). Le bilan final ce fera donc à la fin de la nouvelle trilogie.

Que la force soit avec vous!!!

lundi 31 octobre 2016

Top spécial: les concerts les plus adaptés à Halloween

Bonjour.

Aujourd'hui, je vous propose un article un peu spécial afin de célébrer dignement la fête d'Halloween. 

Pour cela, je vous propose un top 10 des concerts que j'ai vu et qui collent le plus à l'ambiance mystique de cette fête païenne. 


10) Helloween (vu au Hellfest 2013): 



Comment ne pas commencer avec ce groupe de Power Metal qui porte en son nom une référence évidente à Halloween ? Sur scène, c'est une valeur sûre de musique épique et puissante. De plus, le groupe joue avec l'imagerie du Jack'o Lantern... Que demander de plus ? 

9) Slipknot (vu au Hellfest 2015):


On ne présente plus ce groupe mythique qui a un des sons les plus violents jamais produit. Sur scène, le dynamisme du groupe est captivant, allié à un show pyrotechnique impressionnant. Enfin, le charisme du frontman Corey Taylor est incroyable, renforçant l'impact des chansons extraordinaires du combo. Un concert à vivre!


8) Higelin (vu aux sites en scène de Jonzac en 2010):

Cet artiste français ne représente certes pas l'esprit d'Halloween dans l'intégralité de son oeuvre. Mais la chanson Champagne à elle seule justifie la place de cet artiste dans ce top. Alors en plus, quand elle est interprétée de manière minimaliste et improvisée au piano, derrière la château de Jonzac éclairé, sublimée par la nuit claire due à la pleine Lune, on touche carrément au mystique, cette chanson devenant un lien vers l'occultisme. 

7) Slayer (vu aux Hellfest 2010, 2014 et 2016):


Ce pilier du Thrash Metal joue une musique violente et sombre qui colle à la perfection à l'esprit d'Halloween. En live, cette musique a pris tout son sens lorsque je les ai vu en 2010, en pleine nuit, avec les 4 membres d'origine. En particulier, la chanson Raining Blood baignée dans les lumières rouges est un orgasme musical. Cependant, depuis que le combo n'est plus au complet, le groupe m'a déçu 2 fois en live... 

6) Marilyn Manson (vu au Hellfest 2015):


Ce personnage mythique a peut-être perdu de sa gloire d'antan, il garde quand même une prestance et un charisme fascinants. Son univers malsain et sa musique sombre sont transcendés par l'attitude dangereuse du chanteur, qui semble toujours marcher à la limite de la folie. Il donne l'impression de souffrir sur scène, et reste très provocateur. Captivant!


5) Lordi (vu au Hellfest 2013):


Ce groupe finlandais a construit tout son univers autour des films d'horreur, l'associant à une musique finalement très soft, et imprégnée de références au Glam Metal des années 1980. Lorsque je les ai vu, le son du groupe n'était pas bon, mais cela ne m'a pas gâché le plaisir de voir ce groupe grandiloquent sur scène. J'adore!

4) Ghost (vu au Rocher de Palmer en 2016 et au Hellfest 2016):



Ce groupe est ma grande révélation musicale de cette année! Leur univers occulte, détournant les codes du clergé, est captivant. De plus, leur musique sombre mais Popisante est juste merveilleuse! Je les ai vu dans deux ambiances différentes (dans une petite salle intimiste pour un long concert; et en tête d'affiche d'un grand festival avec donc des moyens impressionnants), et j'ai adoré leur deux prestations! Le futur grand groupe fédérateur!

3) King Diamond (vu au Hellfest 2016):


On rentre carrément dans l'occultisme avec le show théâtral de ce chanteur à la voix juste bluffante. L'univers du chanteur est sombre et mystique, et la musique reste très agréable. Sur scène, le groupe nous sert une pièce de théâtre païenne et inquiétante dans des décors impressionnants. King Diamond a même un chanson qui s'appelle Halloween... Pas besoin d'en dire plus!


2) Black Sabbath (vu aux Hellfest 2014 et 2016):


Voici le groupe qui a inventé le Heavy Metal, avec la chanson Black Sabbath qui reste la plus sombre et occulte jamais enregistrée! Le charisme des musiciens est indescriptible, Ozzy en tête, avec son rire unique. Aucun groupe n'arrive à proposer des chansons plus lourdes, sombres et occultes... Les maîtres incontestés du genre! 

1) Alice Cooper (vu à Toulouse en 2011, au Hellfest 2015 et en première partie de Mötley Crüe à Londres en 2015):


L'artiste le plus Halloween, sans aucun doute! Ce chanteur de shock rock propose toujours des shows théâtraux à base de poupées, de serpents et de guillotine! Son univers musical est riche et varié, et explore de nombreuses fois des thématiques dignes de la fête des morts (les cauchemars, la folie, la mort, etc...). Personne ne mérite plus la première place que lui! 


J'espère que ce top vous a plu. J'en referais peut-être dans le même genre lorsque l'occasion s'y prêtera. N'hésitez pas à m'envoyer vos remarques en commentaire. N'hésitez également pas à y indiquer vos classements des meilleurs concerts pour Halloween.

Passez un joyeux Halloween!!!!




jeudi 27 octobre 2016

Doctor Strange

Bonjour.

Voici ma petite critique de Doctor Strange, que j'ai vu en 3D et vf. Bien sûr, les spoilers seront signalés en vert.



J'aime beaucoup l'univers cinématographique Marvel. J'en ai vu tous les films, et je suis également toutes les séries dérivées. Ainsi, je continue de suivre l'histoire de cette grande saga, en essayant de ne pas m'y perdre dans la chronologie.

En voici donc le nouveau film, qui introduit un nouveau héro, le Doctor Strange, ainsi que l'univers mystique.

Sur le fond d'abord, l'histoire est prenante. Certes, elle ne va pas bouleverser les codes du genre, et reste parfois prévisible, mais elle reste suffisamment agréable pour être suivit avec plaisir. Elle contient quelques rebondissements vraiment intéressants. L'univers est cohérent, et fonctionne bien. Le film contient son lot de scènes mythiques vraiment impressionnantes. 
Les personnages sont intéressants et bien développés. Ils sont brillamment interprétés. Bien sûr, le personnage du Doctor est merveilleux et très juste. Son parcours est crédible, et Benedict Cumberbatch lui donne vie de manière convaincante. Le personnage de l'Ancien est également très réussie. J'ai beaucoup aimé sa fraîcheur et sa légèreté, là où il aurait été facile d'en faire un mentor philosophique finalement moins humain. 
L'humour est là, et fonctionne très bien. Ce film est bien sûr ancré dans l'univers Marvel avec quelques références cachées dans le film. Il en développe certains aspects, nous dévoilant la 5e pierre d'infinité ainsi qu'une créature céleste vraiment réussie! Enfin, il reste cohérent avec l'ensemble de l'univers dans lequel il s’immisce, en camouflant la magie grâce à la dimension miroir ainsi que le rembobinage du temps. Cependant, comme les autres films de la franchise pour l'instant, il ne tisse pas de lien avec les séries dérivées, ce que je trouve dommage. L'impact étant unilatéral (les films impactent les séries mais pas l'inverse), il devient presque incohérent... J'espère que ce défaut sera vite rectifié... 

Niveau forme, le film est magnifiques! Les images sont splendides, et éblouissantes. La 3D a une réelle utilité et renforce l'impact des effets spéciaux très beaux. 
La musique est sympa, sans être exceptionnelle. Quelques morceaux de rock rehaussent le niveau, et il y a également un superbe effet de musique passée à l'envers lorsque le Doctor rembobine le temps. 

Bref, je vous le conseille!

lundi 10 octobre 2016

Steel Panther

Bonjour.

Voici une petite chronique du concert de Steel Panther à la Cigale de Paris le 9 octobre 2016. 

Premier concert auquel j'assiste dans cette salle, je l'ai trouvé très sympatique, très belle, offrant un cadre agréable pour une soirée musicale!!!


Commençons à rentrer dans le vif du sujet avec la première partie: Inglorious. Le groupe fonctionne bien, les musiciens étant très impliqués et rigolos. Ils sont dynamiques, et jouissent d'une super ambiance de la part du public qui rentre dans leur concert. La musique qu'ils jouent est très sympathique, avec des moments blues comme plus lourd, offrant une variété de propos agréable. Le chanteur a une voix aiguë impressionnante, et les mimiques du batteur sont irrésistibles! Dommage que le son ai été mauvais au début du set, donnant l'impression qu'on n'avait droit qu'au son des amplis avec un sous-mixage affreux des guitares. Heureusement, cela s'est amélioré au fil du concert. Ainsi, cette première partie efficace a surchauffé la salle... 


Après une intro très efficace (I love it loud de Kiss, impossible de faire mieux), Steel Panther monte sur scène... Groupe que j'adore et qui compte parmi mes préférés, je suis ravis de les revoir, la seule autre performance scénique que j'ai vu d'eux datant de 2012. 


Le son est d'entrée moyen, mais s'améliore très rapidement, nous permettant de parfaitement apprécier la musique du groupe. Les lumières sont correctes, mais pas exceptionnelles. J'ai préféré le light show qu'ils proposaient en 2012. 


Niveau ambiance, le public est déchaîné! Cette ambiance folle est même trop violente, m’empêchant parfois de bien profiter du groupe... Je pense en effet que pour un groupe de glam, les pogos et slams ne sont pas nécessaires... Mais bon, je m'adapte en reculant dans un coin calme, profitant quand même du groupe que j'ai pu voir de près grâce à la proximité qu'offre cette petite salle. Le chanteur, Micheal Star, semble lui aussi concerné par cette ambiance de folie puisqu'il remercie plusieurs fois la sécurité, et offre régulièrement des bouteilles d'eau aux personnes qui survivent dans les premiers rangs!


La musique qu'offre le groupe est toujours aussi excellente et parfaitement bien interprétée. En plus d'avoir beaucoup d'humour, ce sont d'incroyables musiciens. 



Cependant, ils se reposent un peu sur leurs lauriers car la setlist, si elle est correcte, est loin d'être exceptionnelle. A part une version réarrangée et irrésistible de She's on the rag, le groupe n'offre aucune surprise, se concentrant sur ces deux premiers albums en oubliant toute rareté, toute reprise ou toute nouveauté (j'aurais adoré qu'ils jouent leurs récents tubes She's tight ou That's when you came in). 


Heureusement, ils rattrapent cela avec leur humour toujours aussi exceptionnel! Ils s'améliorent même puisqu'ils interagissent plus avec le public, offrant des moments d'impro géniaux. C'est d'ailleurs le gros point fort du concert: le groupe semble plus proche que jamais de son public déchaîné, n'hésitant pas à le toucher, offrant une interaction très agréable et instaurant une véritablement communion. 


Bien sûr, comme à chaque concert du groupe, certaines filles n'hésitent pas à enlever leur haut... Le jeu sexuel qui se joue entre elles et le groupe va même plus loin que jamais, franchissant quelques limites qu'il n'est pas donné à tous d'accepter... Il faut garder l'esprit rock'n roll, et voir cela que comme du théâtre bon enfant... Sinon, on tombe vite dans le glauque!!!! Mais ce n'est bien sûr pas l'objectif du groupe qui n'est là que pour se marrer, et qui récompense les courageuses en leur offrant des pass aftershow ou des médiators... Le public va même souvent plus loin que le groupe lui même, repoussant les limites de ce jeu rock'n roll et surréaliste! 


Ainsi, après ce concert sympathique, j'avais rendez-vous avec le groupe pour une mal nommée After Party. En effet, quand j'ai pris ma place pour le concert, j'avais acheté un upgrade VIP. Seulement quelques mois avant le show, j'avais été prévenu par mail que le VIP avait été annulé, et remplacé par une After Party avec la présence du groupe... Finalement, ce pass n'a permis qu'une rencontre avec 3 des membres du groupe après le concert qui étaient démaquillés et sans costume, dans un coin de la salle. Même si les membres du groupe sont très sympathiques, prenant le temps de discuter avec chacun, de signer des autographes et de se faire prendre en photo, il n'en reste pas moins qu'il ne s'agit pas de ma définition de Party, ce qui me donne un arrière gout de marchandise sur vendue.

Ainsi, ce concert a été très sympa, mais ne reste pas exceptionnel non plus. Je pense que cela vient d'abord de mes attentes trop exigeantes envers ce groupe que j'adore, mais aussi de l'effet de déjà-vu. Pas grave, j'ai quand même passé un bon concert, et c'est ce qui compte!!!


samedi 24 septembre 2016

KISS Rocks Vegas

Bonjour.

Aujourd'hui, une petite rétrospective sur le concert filmé KISS Rocks Vegas, projeté en salle de cinéma pour une nuit seulement le 25 mai 2016 puis depuis édité en DVD. 



Afin d'être parfaitement clair dès le début, Kiss est mon groupe préféré! Cette critique sera donc extrêmement subjective... 

J'ai découvert ce groupe alors que j'avais 13 ans, dans une période très sombre de ma vie. Je commençais alors à m'approcher de musiques de plus en plus rock, tombant sous le charme des Guns'n Roses et d'AC/DC... Mais grâce à un film que j'ai vu au ciné (film que je critiquerais peut-être un jour sur ce blog) qui contient de nombreuses références à ce groupe mythique, je suis tombé sous le charme de ce groupe. Très vite, j'ai été passionné par ce groupe hors-norme, et j'en ai découvert l'histoire et la musique... Je suis tombé amoureux de son univers, et cet amour ne s'est encore jamais éteint. Il m'a permis de m'échapper de mes problèmes adolescents, et a été un élément clé de ma construction psychique et de mon épanouissement en tant que musicien. Il a une place extrêmement importante dans ma vie, et sa musique aura toujours pour moi une saveur particulière.
Je les ai vu pour la première fois sur scène au Hellfest 2010 (grâce à ma mère qui m'y a amené alors que je n'avais que 15 ans, ce qui est remarquable car je connais peu de parents assez dévoué pour amener son enfant dans un festival metal sans être familier avec ce milieu). Ce concert reste un des meilleurs de ma vie, et la réputation scénique de ce groupe est loin d'être volée. Je l'ai depuis vu deux autres fois sur scène ( je le vois à chaque fois qu'il passe en France en fait), et à chaque fois, la magie a opéré, faisant de ces concerts les meilleurs que j'ai pu voir.

Je tiens malgré tout à préciser que si la musique et les show de ce groupe me font vibrer comme jamais, je ne suis pas non plus fanatique au point de tout leur passer, et je ne suis pas non plus toujours d'accord avec les opinions que peuvent avoir certains membres du groupe. Tant qu'ils assurent en concert et sur album, le reste m'est égal.

J'en viens donc à ce fameux concert de Las Vegas. J'ai eu la chance de le voir au cinéma, grâce au Mégarama de Bordeaux qui a joué le jeu de la retransmission mondiale unique (je tiens encore à les en remercier). J'ai depuis cette soirée là acheté le DVD lors de sa sortie, ce qui m'a permis de le revoir un nombre déraisonnable de fois afin de bien pouvoir en parler.

Lors de la soirée de diffusion au cinéma, avant de vraiment nous montrer le concert donné à Las Vegas en 2014, le groupe diffuse un court documentaire (sous-titré en français) expliquant la mise en place de ces shows à Las Vegas, révélant de plus quelques anecdotes intéressantes sur l'histoire du groupe. Ce documentaire est très bien fait, et créé une légère montée en tension jusqu'au concert...

Vient alors la retransmission de ce concert, et le moins que l'ont puisse dire, c'est que le groupe est toujours aussi excellent en concert! Il est filmé de manière très dynamique, ce qui est parfois même presque gênant sur grand écran (ce dynamisme passe mieux en DVD). A part ce petit défaut, les images sont magnifiques, les cadres étant bien réfléchis et mettant en valeur l'immensité du groupe sur scène et des effets employés, avec des plans dynamiques, des zooms, des plans larges, des gros plans, etc... Tout est fait pour mettre le groupe en valeur et retranscrire au mieux l'ambiance et l'univers du concert, et on peut dire que c'est réussit! 
Le son est exceptionnel, puissant et précis, collant parfaitement à la musique du groupe. Aucun défaut à signaler à ce niveau... Un régal pour les oreilles!


Le concert en lui-même est similaire à celui que j'ai vu d'eux  à Paris en 2015, avec cependant une scène plus grosse ici et une setlist différente (une des grandes qualités de Kiss étant de toujours proposer des chansons différentes selon les tournées). Il débute par Detroit Rock City, qui manque un peu de vitesse à mon goûts depuis quelques années. Après cette très légère inquiétude, le groupe atteint le sommet avec des titres mythiques pas toujours joués sur scène, qu'il accélère même parfois. Egalement, certains titres sombres comme God of Thunder et War Machine gagnent en puissance et en lourdeur. Comme toujours, les lumières, écrans géants et effets pyrotechniques sont impressionnant, et donnent une dimension unique à leur musique. 
Bien sûr, le groupe joue aussi ces plus grands classiques (sauf I was made for lovin' you, bizarrement), et certaines mises en scène sont toujours pratiquées à l'identique (les crachats de feu et de sang de Gene Simmons par exemple). Ainsi, Kiss trouve la balance parfaite entre nouveauté et classicisme, se renouvelant suffisamment pour ne pas être prévisible et ennuyeux (contrairement à beaucoup de vieux groupes comme au hasard AC/DC) tout en gardant les éléments de son show impossibles à omettre. 
Le groupe a plaisir à jouer, et ça se voit. Tous les musiciens sont excellents, et si Paul Stanley a perdu sa voix d’antan, il reste un frontman exceptionnel et assure malgré tout ses lignes avec conviction. Il est de plus bien épaulé par ses camarades, en particulier Eric Singer à la superbe voix qui se charge des harmonies aiguës. Chaque membre a son instant de gloire, et l'équilibre est parfais entre les 4 personnages qu'ils incarnent, aucun n'étant mis sur le côté ou ne prenant le pas sur les autres. 
Niveau show, le groupe innove également avec quelques effets laser, et avec des écrans géants qui surplombent le public et qui diffusent des images renforçant le sens des chansons.

Niveau déceptions (très vites oubliées par la qualité de la prestation), il y a le manque d'une chanson chantée par Tommy Thayer (comme par exemple Shock Me ou la récente Outta this World), ainsi que d'un solo guitare et batterie mettant en valeur les deux membres "récents" du groupe, comme c'était le cas lors des précédentes tournées.
Mais ce n'est pas grave puisque cela est rattrapé par la prestation sans faille du groupe, qui sait s'amuser (comme lors de la reprise du Won't get fooled again des Who au milieu de la chanson Lick it up, ou de la fin réarrangée de ma chanson préférée Black Diamond), et qui reste d'une énergie incroyable pour leur âge avancé.

Si le DVD ne contient pas le documentaire d'introduction, en plus d'être très jolie et travaillé visuellement, il nous offre en plus du show électrique un petit set de chansons jouées en acoustique par le groupe démaquillé, dans une ambiance intimiste. Ce bonus est merveilleux, le groupe y jouant des chansons plus rares avec beaucoup de sincérité et de spontanéité, les réarrangeant pour l'occasion. Un régal!

En bref, un concert très bien retransmis, qui est un témoignage de l'excellente forme actuelle d'un groupe mythique toujours à la hauteur de son mythe, et qui reste une valeur sûre sur scène.

You wanted the best, you got the best!!!!!
The hottest band in the world: KISS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!