samedi 24 septembre 2016

KISS Rocks Vegas

Bonjour.

Aujourd'hui, une petite rétrospective sur le concert filmé KISS Rocks Vegas, projeté en salle de cinéma pour une nuit seulement le 25 mai 2016 puis depuis édité en DVD. 



Afin d'être parfaitement clair dès le début, Kiss est mon groupe préféré! Cette critique sera donc extrêmement subjective... 

J'ai découvert ce groupe alors que j'avais 13 ans, dans une période très sombre de ma vie. Je commençais alors à m'approcher de musiques de plus en plus rock, tombant sous le charme des Guns'n Roses et d'AC/DC... Mais grâce à un film que j'ai vu au ciné (film que je critiquerais peut-être un jour sur ce blog) qui contient de nombreuses références à ce groupe mythique, je suis tombé sous le charme de ce groupe. Très vite, j'ai été passionné par ce groupe hors-norme, et j'en ai découvert l'histoire et la musique... Je suis tombé amoureux de son univers, et cet amour ne s'est encore jamais éteint. Il m'a permis de m'échapper de mes problèmes adolescents, et a été un élément clé de ma construction psychique et de mon épanouissement en tant que musicien. Il a une place extrêmement importante dans ma vie, et sa musique aura toujours pour moi une saveur particulière.
Je les ai vu pour la première fois sur scène au Hellfest 2010 (grâce à ma mère qui m'y a amené alors que je n'avais que 15 ans, ce qui est remarquable car je connais peu de parents assez dévoué pour amener son enfant dans un festival metal sans être familier avec ce milieu). Ce concert reste un des meilleurs de ma vie, et la réputation scénique de ce groupe est loin d'être volée. Je l'ai depuis vu deux autres fois sur scène ( je le vois à chaque fois qu'il passe en France en fait), et à chaque fois, la magie a opéré, faisant de ces concerts les meilleurs que j'ai pu voir.

Je tiens malgré tout à préciser que si la musique et les show de ce groupe me font vibrer comme jamais, je ne suis pas non plus fanatique au point de tout leur passer, et je ne suis pas non plus toujours d'accord avec les opinions que peuvent avoir certains membres du groupe. Tant qu'ils assurent en concert et sur album, le reste m'est égal.

J'en viens donc à ce fameux concert de Las Vegas. J'ai eu la chance de le voir au cinéma, grâce au Mégarama de Bordeaux qui a joué le jeu de la retransmission mondiale unique (je tiens encore à les en remercier). J'ai depuis cette soirée là acheté le DVD lors de sa sortie, ce qui m'a permis de le revoir un nombre déraisonnable de fois afin de bien pouvoir en parler.

Lors de la soirée de diffusion au cinéma, avant de vraiment nous montrer le concert donné à Las Vegas en 2014, le groupe diffuse un court documentaire (sous-titré en français) expliquant la mise en place de ces shows à Las Vegas, révélant de plus quelques anecdotes intéressantes sur l'histoire du groupe. Ce documentaire est très bien fait, et créé une légère montée en tension jusqu'au concert...

Vient alors la retransmission de ce concert, et le moins que l'ont puisse dire, c'est que le groupe est toujours aussi excellent en concert! Il est filmé de manière très dynamique, ce qui est parfois même presque gênant sur grand écran (ce dynamisme passe mieux en DVD). A part ce petit défaut, les images sont magnifiques, les cadres étant bien réfléchis et mettant en valeur l'immensité du groupe sur scène et des effets employés, avec des plans dynamiques, des zooms, des plans larges, des gros plans, etc... Tout est fait pour mettre le groupe en valeur et retranscrire au mieux l'ambiance et l'univers du concert, et on peut dire que c'est réussit! 
Le son est exceptionnel, puissant et précis, collant parfaitement à la musique du groupe. Aucun défaut à signaler à ce niveau... Un régal pour les oreilles!


Le concert en lui-même est similaire à celui que j'ai vu d'eux  à Paris en 2015, avec cependant une scène plus grosse ici et une setlist différente (une des grandes qualités de Kiss étant de toujours proposer des chansons différentes selon les tournées). Il débute par Detroit Rock City, qui manque un peu de vitesse à mon goûts depuis quelques années. Après cette très légère inquiétude, le groupe atteint le sommet avec des titres mythiques pas toujours joués sur scène, qu'il accélère même parfois. Egalement, certains titres sombres comme God of Thunder et War Machine gagnent en puissance et en lourdeur. Comme toujours, les lumières, écrans géants et effets pyrotechniques sont impressionnant, et donnent une dimension unique à leur musique. 
Bien sûr, le groupe joue aussi ces plus grands classiques (sauf I was made for lovin' you, bizarrement), et certaines mises en scène sont toujours pratiquées à l'identique (les crachats de feu et de sang de Gene Simmons par exemple). Ainsi, Kiss trouve la balance parfaite entre nouveauté et classicisme, se renouvelant suffisamment pour ne pas être prévisible et ennuyeux (contrairement à beaucoup de vieux groupes comme au hasard AC/DC) tout en gardant les éléments de son show impossibles à omettre. 
Le groupe a plaisir à jouer, et ça se voit. Tous les musiciens sont excellents, et si Paul Stanley a perdu sa voix d’antan, il reste un frontman exceptionnel et assure malgré tout ses lignes avec conviction. Il est de plus bien épaulé par ses camarades, en particulier Eric Singer à la superbe voix qui se charge des harmonies aiguës. Chaque membre a son instant de gloire, et l'équilibre est parfais entre les 4 personnages qu'ils incarnent, aucun n'étant mis sur le côté ou ne prenant le pas sur les autres. 
Niveau show, le groupe innove également avec quelques effets laser, et avec des écrans géants qui surplombent le public et qui diffusent des images renforçant le sens des chansons.

Niveau déceptions (très vites oubliées par la qualité de la prestation), il y a le manque d'une chanson chantée par Tommy Thayer (comme par exemple Shock Me ou la récente Outta this World), ainsi que d'un solo guitare et batterie mettant en valeur les deux membres "récents" du groupe, comme c'était le cas lors des précédentes tournées.
Mais ce n'est pas grave puisque cela est rattrapé par la prestation sans faille du groupe, qui sait s'amuser (comme lors de la reprise du Won't get fooled again des Who au milieu de la chanson Lick it up, ou de la fin réarrangée de ma chanson préférée Black Diamond), et qui reste d'une énergie incroyable pour leur âge avancé.

Si le DVD ne contient pas le documentaire d'introduction, en plus d'être très jolie et travaillé visuellement, il nous offre en plus du show électrique un petit set de chansons jouées en acoustique par le groupe démaquillé, dans une ambiance intimiste. Ce bonus est merveilleux, le groupe y jouant des chansons plus rares avec beaucoup de sincérité et de spontanéité, les réarrangeant pour l'occasion. Un régal!

En bref, un concert très bien retransmis, qui est un témoignage de l'excellente forme actuelle d'un groupe mythique toujours à la hauteur de son mythe, et qui reste une valeur sûre sur scène.

You wanted the best, you got the best!!!!!
The hottest band in the world: KISS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

lundi 19 septembre 2016

La folle histoire de Max et Léon

Bonjour.

Aujourd'hui, je vais vous parler du film "La folle histoire de Max et Léon", que j'ai eu la chance de voir en avant première au Mégarama de Bordeaux.

Comme toujours, et plus particulièrement pour un film que j'ai vu presque 2 mois avant sa sortie, les spoilers sont signalés en vert.



Depuis plusieurs années, j'adore ce que publie le Palmashow. J'aime beaucoup leurs sketchs sur Youtube ainsi que leurs émissions télévisées. Leur humour me parle beaucoup, et je trouve qu'ils sont les plus doués en terme de parodie et de pastiches en ce moment. Cependant, après avoir visionné la bande annonce de leur film, j'avais peur qu'il ne soit qu'un film à sketch...

Si au début du film, j'ai mis un peu de temps à parfaitement me lâcher à cause de cette appréhension, je n'ai rapidement pas pu résister à leur humour... irrésistible!

On est certes en terrain connu, le duo ne se réinventant pas, et travaillant avec la même équipe et sur le même registre que pour leurs formats courts.  Mais le passage au long métrage est parfaitement réussit! 

Grâce à ce format, le duo développe des nouveaux personnages attachants et bien travaillés. L'histoire est bien sûr très sympa, et je n'ai rien de spécial à redire sur la réalisation et la musique qui fonctionnent très bien.

Je vais cependant un peu plus développer mon attachement à l'humour du film. En effet, la grande force de cette comédie est bien sûr la qualité de son écriture. On retrouve la patte caractéristique du Palmashow, comme leur humour absurde (comme lorsqu'ils cherchent à s'échapper de prison en demandant simplement aux gardes de les libérer) ou le passage irrésistible de comédie musicale! 
De plus, le format long leur permet de développer encore plus certains aspects de leur humour. Ainsi, le film joue véritablement avec les clichés du cinéma, les détournant parfois (comme lors de l'intro sur leur supposée enfance) ou les accentuant tellement qu'ils deviennent comiques (l'explosion du quartier général nazi). 
Les jeux de mots et quiproquos sont bien sûr légions, et fonctionnent à merveille. De nombreux "guests" sont présents et renforcent l'impact de certains gags. 
Le duo pousse même parfois très loin certaines blagues qui dénoncent certains travers de notre société (en particulier le racisme). Si certains pourrait ne pas apprécier ce genre d'humour, le duo le développe avec tellement de bienveillance et de naïveté que ça passe très bien ici.
Enfin, le film est très riche et contient de nombreuses références aux classiques du genre. On pense en particulier à "Papy fait de la résistance". Ainsi, il contient de nombreux clins d’œil et je pense qu'il doit s'apprécier encore plus après plusieurs visionnages afin de vraiment capter toutes ses subtilités.

Le film souffre quand même d'un petit défaut. En effet, de part son cadre, il va forcément être comparé aux autres comédies du genre... Et malheureusement, à cause de cela, il n'évite pas certains clichés et donne une légère impression de déjà vu...

Mais cela n'est pas très grave tant il est réussit, et tant l'humour fonctionne à merveille et est foisonnant, à tel point que j'ai oublié plein d'éléments irrésistibles (le décalage avec la musique, le trajet des héros qui dessine une croix gammée, l'intrication de l'histoire du film dans l'Histoire, etc). 

Bref, je vous le conseille vivement!

Enfin, j'ai eu la chance d'assister à une avant-première très agréable puisque le duo du Palmashow ainsi que le réalisateur du film sont venus à la fin de la séance échanger avec le public! Ils sont vraiment très sympathiques, et sont dotés d'un sens de l'humour et de la répartie exceptionnel. J'en garde un excellent souvenir!!!



samedi 10 septembre 2016

Annonce concernant le blog

Bonjour.

Lors de la mise en route de ce blog, j'avais envisagé de publier au moins un article par semaine. J'ai été très (trop) ambitieux, car j'ai déjà prouvé que ce rythme était un peu trop soutenu pour moi. 

Cela ne vient pas du fait que je ne vais pas forcément voir au moins un film ou un concert par semaine (le principe des rétrospectives est là pour ça), mais plutôt du fait que je ne trouve pas forcément le temps ni l'inspiration d'écrire un article toutes les semaines. De plus, j'ai l'ambition de développer de plus en plus mes articles, de faire des analyses de plus en plus profondes... Ainsi, je ne peux pas à l'heure actuelle atteindre un tel objectif avec ce rythme de travail.

Ainsi, je vais ralentir le rythme global des publications. Si je pourrais toujours sortir des articles très rapprochés selon l'actualité cinématographique et culturelle, je vais essayer pendant les périodes plus calmes de publier un article tous les 10 jours, voir tous les 15 jours selon l'inspiration que j'ai.

J'espère que vous comprendrez cette évolution.

Le Serpent... 

samedi 3 septembre 2016

Nerve

Bonjour.

Voici ma critique du film Nerve que j'ai vu en VF. Comme d'habitude, les spoilers seront en vert. 


J'ai adoré ce film, qui est mon coup de cœur de la rentrée!

Avant tout, j'ai été attiré par le sujet principal du film: les dérives liées à l'addiction aux jeux et aux défis mêles aux nouvelles technologies. Ce sujet très fort est très bien traité dans le film, qui l'explore en profondeur, en montrant plusieurs facettes de cette culture. De plus, tous les éléments du film, dont la mise en scène, servent son propos.

D'abord, l'interprétation des acteurs est très bonne, et rend crédible le drame que nous montre ce film. Le duo principal fonctionne parfaitement bien, l'alchimie entre eux est palpable. Les personnages secondaires sont tous aussi réussis.

Ensuite, le travail visuel est hallucinant! Par exemple, les couleurs sont magnifiques et donnent un sens au film: l'image est saturée de couleurs flashis et de néons lorsqu'on touche au monde virtuel, alors que la réalité est très morne. La couleur a réellement un aspect très important dans le film, et est donc très réfléchie. De plus, beaucoup de plans donnent l'impression d'être filmé par des portables ou des drones, avec la qualité d'image qui en découle. Cela renforce l'immersion dans le film. Les nombreux "inserts shots" servent également à exposer un monde d'information virtuel où tout va très vite. Le rythme est rapide, et le film regorge de bonnes idées visuelles, comme lorsqu'il filme les acteurs du point de vu subjectif du smartphone, ou comme le profil des joueurs qui s'affichent dans le ciel. De plus, quelques mouvements de caméras sont très beaux, comme celui de la découverte de l'arène finale.

La musique est également réussie, collant à l'univers du film, sans être non plus inoubliable. 

La culture du monde en ligne est très bien exploitée, et le film nous offre une excellente critique de ses dérives, sans être trop moralisateur puisqu'il nous montre également d'autres aspects moins négatifs de cette culture. L'univers de la jeunesse connecté est ainsi crédible et approfondi grâce à différents personnages aux opinions diverses. 

Quelques scènes sont superbes et mémorables, nous donnant une véritable poussée d'adrénaline, comme la course en moto, la scène de l'échelle ou encore la scène de la grue...Vertigineux!!! 

Cependant, le film souffre de quelques clichés. En particulier, si le happy end final est satisfaisant et cohérent, j'aurais préféré que le film assume la fin sombre qu'il suggérait. Finalement, au lieu d'aller au bout des conséquences des dérives montrées, le film préfère avoir un ton optimiste où les humains restent humains et bons, pouvant faire demi-tour avant de définitivement sombrer.

Enfin, le générique final est très agréable, mélangeant la culture internet aux métiers du cinéma. Par exemple, le nom du monteur son apparaît sur un site de montage audio...

Cela montre bien que le film a compris son sujet, et qu'il le traite avec beaucoup d'intelligence, de profondeur et de respect.

Bref, ce film est une grande réussite que je vous conseille vivement!!!!

samedi 27 août 2016

Ghost Rider

Bonjour.

Aujourd'hui, j'ai décidé de revenir sur un film qui n'a pas une excellente réputation: Ghost rider (2007). C'est un film que j'aime beaucoup, c'est pourquoi j'ai envie de le réhabiliter...



En effet, j'adore ce film, et je vais essayer de vous faire comprendre pourquoi. 

Même si je reconnais que ce film n'a rien d'extraordinaire, j'ai une affection particulière pour lui, et j'ai du mal à comprendre certaines critiques un peu rudes à son égard. Certes, on est loin de la finesse du chef-d'oeuvre the Dark Knight ou de la dynamique du superbe Avengers, mais ce film a quand même de nombreuses qualités qui effacent ses défauts.

Avant tout, il a un univers bien à lui qui est très plaisant, et qui reste cohérent selon sa propre logique. 

Bien sûr, je suis passionné par ce qui attrait aux légendes sombres des enfers, et à l'esthétique liée aux bikers et aux démons. Etant fan de musique Heavy Metal, ces mythologies me parlent beaucoup. Alors forcément cet univers qui combine ces deux composantes a tout pour me séduire!

Il faut dire que le film les emploi bien, sachant les utiliser sans en faire trop. Le cuir, les clous et les chaines sont présents, mais ne servent que le personnage principal qui ainsi jouit d'une esthétique particulière, le rendant isolé du reste du film afin d'en renforcer son impact et son histoire. Même les démons camouflent plus leurs particularités (qui sont au passage très intéressantes et bien exploitées, l'image la plus marquante étant leur bouche effroyable).

Les autres personnages sont tout aussi réussis, même les plus secondaires qui ont une personnalité et un impact, même minimes.

Les effets spéciaux sont beaux et réussis, même si certains effets ont un peu vieillit (l'aspect lisse de certaines textures numériques), mais restent globalement convaincants. Le film arrive même à pallier un manque de moyen par une imagination assez agréable qui emploie de vieux effets classiques de manière très subtile (comme certains fondus). 

L'histoire est également intéressante bien que très manichéenne, le personnage principal allant au bout de sa quête. Il achève une vraie transformation psychique, et le film remplit parfaitement sa tache de divertissement. 

Alors bien sûr, le rythme du film est relativement lent, on est loin du dynamisme des films modernes du genre. Mais cela n’empêche pas d'en apprécier l'histoire. 

Un seul petit détail me gène: je n'aime pas trop le jeu d'Eva Mendes dans ce film, mais ce n'est pas au point de me rebuter comme peut le faire celui de Tobey Maguire dans les premiers Spider-man. L'histoire d'amour de son personnage fonctionne même bien. 

Le jeu de Nicolas Cage ne me choque pas, il interprète bien son personnage qui se veut discret et en retrait. Il s'agit ici d'un choix psychique et non d'un mauvais jeu d'acteur, le retrait de son personnage étant voulu. 

Ainsi, j'ai toujours adoré ce film, de part son univers qui me captive et de part deux de ses grands points forts: la musique merveilleuse d'abord!!! En effet, elle sert parfaitement bien le film, créant des ambiances qui collent à la perfection aux images. De plus, elle se permet même quelques moments de folie avec par exemple le Crazy Train d'Ozzy Osbourne, mais surtout la reprise par Spiderbait de Ghost Riders in the sky de Johnny Cash. Ces chansons collent à merveille à l'univers du film, et prouvent qu'il a été pensé pour rendre justice à ce héro très rock'n roll. 

Enfin, le film sait créer des ambiances prenantes, comme celle du marais avant le village en ruine, ou comme celle de l'arrivée sur Terre de Blackheart. On est transporté dans un monde fantaisiste très halloween lors de ces scènes, ce qui a tout pour me séduire (même si le film se passe globalement dans un monde réaliste)!!!

Enfin, le film a une scène culte qui vaut le détour: la scène où les deux Ghost Riders chevauchent côte à côte!!! Le film vaut le détour rien que pour cette scène magnifique qui nous amène au climax.

Bref, j'adore ce film, et j'assume parfaitement cela! Je vous incite à le voir, et à lui redonner une chance si vous ne l'aimez pas. Après, j'avoue qu'il a un univers particulier qui peut ne pas plaire à tous, et qu'il est modeste face à d'autres films du genre.

Mais il est loin d'être mauvais, il est bon dans ses ambitions et tient ses promesses.

Allez le voir!!!!

vendredi 19 août 2016

Festival Relache: the Dizzy Brains/ Nashville Pussy

Bonjour.

Voici une petite chronique de deux groupes que j'ai vu dans le cadre du festival Relache à Bordeaux, durant la soirée du jeudi 18 août. 

Parlons d'abord des conditions de ce concert... Les groupes jouent sur une scène en plein air devant la place Saint Michel à Bordeaux. Le cadre est super sympa, et tout l'espace de concert est ouvert car cette soirée est gratuite, ce qui est très attirant! Cependant, cela pose un problème majeur: une grande majorité du public est venue avant tout pour boire à outrance et se droguer... Sans contrôle, tout le monde a amené sa bouteille et picole sans modération... Ce qui fait qu'une grande partie de ce public n'écoute pas la musique et s'amuse juste à bousculer les autres et à sauter anarchiquement, provoquant des pogos désagréables qui gâche la fête aux vrais fans des groupes de cette soirée... En gros, une très sale ambiance pour tous ceux venus pour la musique. 
Un autre défaut de ce festival est le trop fort volume sonore entre les groupes. En effet, les musiques passées dans la sono pour nous faire patienter sont au même volume que les groupes qui jouent, ce qui est un calvaire pour nos oreilles. Voilà bien quelque chose que je n'avais jamais vu!

Du coup, avec ma mère qui m'accompagne pour cette soirée, nous sommes allés nous placer aux barrières sur le côté gauche de la scène, dans un angle mort de violence qui nous a permis de bien profiter des concerts, malgré quelques rares bousculades et verres d'alcool qui nous sont tombés dessus. 

Ainsi, après cette introduction, abordant le vif du sujet en parlant des deux groupes qu'on a vu ce soir là.


Le premier de ces groupes est the Dizzy Brains, un groupe venant de Madagascar. Si nous avons loupé le début de leur prestation, nous en avons vu une grande partie, nous plongeant dans l'univers particulier de ce groupe. 

Avant tout, leur son est bon, permettant de profiter de leurs qualités de musiciens. En particulier, le batteur a un son excellent qui met en valeur son jeu impressionnant, rempli de groove et de sonorités différentes. C'est une constante pour le groupe: il joue une musique très variées, qui mélange de nombreuses sonorités exotiques avec du rock, du punk, du ska et même un peu de reggae... 

Le chanteur attire rapidement l'attention. En effet, il est comme possédé! Si sa voix aigre et criarde, proche des vocalises Black Metal, n'est pas des plus adaptées pour le style pratiqué, force est de constater qu'il pallie à ça avec une attitude impressionnante, Il met une ambiance folle, étant très taré et très explicite, que ce soit dans ces discours ou dans ces gestes... 

Bref, une découverte très sympathique!!!



 Après une superbe intro musicale (une reprise rock de la superbe chanson Ghost Riders in the sky de Johnny Cash), le groupe monte sur scène et commence à jouer...  Le son est bon, rendant justice à leur musique un peu sale (effet voulut). Les lumières font le boulot, et le groupe joue dans un décor simple mais efficace. Tout ces éléments nous permettent de bien rentrer dans l'ambiance qu'instaure le groupe.


En effet, on est plongé dans un hard rock américain très sudiste, très chaleureux, avec de nombreuses teintes de blues. Le groupe parle d'alcool, de sexe et de rock'n roll, et n'hésite pas à illustrer leurs propos!!! Ainsi, il maintient une ambiance de rock'n roll crade qui sent le tabac froid et la bière chaude, et cela fonctionne parfaitement bien!


La musique est super, très rock'n roll et parfaitement exécutée par des musiciens charismatiques. Ils sont tous super énergiques et très impliqués dans ce qu'ils font. Ils ont une bonne humeur communicative, et prennent plaisir à jouer ensemble, ce qui est toujours un plus en concert... 


C'est même impressionnant de les voir si dynamique vu leur âge. La guitariste en particulière est impressionnant d'énergie, ne pouvant pas rester statique, sautant partout, jouant certains solos par terre en convulsant, arrachant même ses cordes de guitare à la fin du show! Les autres ne sont pas en reste. Par exemple, le batteur a une très bonne frappe, et la bassiste est aussi très dynamique. Le guitariste chanteur enfin, s'il est plus tranquille, reste tout aussi impliqué, jouant avec son pied de micro, et versant une bière dans son chapeau avant de la boire et de le remettre sur sa tête, en fin de concert! Il finit même par verser de l'eau sur scène avant de monter sur la plateforme de la batterie pour sauter et finir le dernier accord du concert en glissant sur scène à genou... Très rock'n roll quoi!!!


Enfin, ils alternent entre chansons rapides et autres plus posées et bluesy... Ils se présentent même lors d'un long blues électrique qui les voit alterner les solos batterie et guitare... De plus, la voix particulière du chanteur passe très bien, parfois rehaussée de chœur réussit par les deux femmes du combo. 

En bref, un concert vraiment excellent, qui nous plonge dans le sud des Etats-Unis. Moi qui les avait loupé au Hellfest (bloqué dans la queue matinale), je suis heureux de les avoir vu donner un concert si bon, en profitant à quelques mètres d'eux... 

J'ai passé une super soirée, qui aurait pu mal tourner vu l'ambiance détestable du public, mais qui a été sauvée par la qualité des groupes...Finalement, je me suis concentré sur eux, ne laissant pas les idiots alcoolisés me gâcher cet excellent moment... 

Et cela a payé!!! 




jeudi 18 août 2016

Star Trek Sans Limites

Bonjour.

Voici ma petite critique du dernier film Star Trek: Sans limites. Je l'ai vu en 3D et en vf.

Comme d'habitude, les spoilers seront en vert.



Avant tout, je vais aborder la place de la saga Star Trek dans mes goûts cinématographiques. Depuis ma plus tendre enfance, je suis un grand fan de Star Wars... Rêvant des étoiles, j'ai toujours été passionné par la science-fiction, et c'est ainsi que je porte un amour inconditionnel à la saga de George Lucas, ses 6 films demeurant mes préférés à ce jour, cette saga étant pour moi la Joconde du cinéma. Probablement dû à sa différence de popularité, je n'ai découvert la saga Star Trek que sur le tard... A vrai dire, apprenant la "bataille" entre les fans de Star Wars et ceux de Star Trek, mon amour pour la saga de George Lucas m'a borné à ne pas découvrir celle de l'Enterprise... Bien sûr, étant ancrée dans la pop culture, j'en ai découvert quelques aspects, visionnant au hasard quelques épisodes, et connaissant les grandes lignes de l'univers et de ses personnages emblématiques. Mais pour moi, elle a toujours eu un côté ringard (dans le sens de mal vieillit) qui m'a rebuté, comblé que j'étais par la qualité visuelle de Star Wars. 
C'est en 2013, quelques semaines avant la sortie de Into Darkness, que je suis tombé à la télévision sur un documentaire retraçant l'histoire de cette saga... Découvrant son histoire passionnante, je suis allé voir le nouveau film de J. J. Abrams... et j'ai adoré ce film! L'histoire, les personnages, la performance des acteurs et bien sûr les effets spéciaux m'ont complètement soufflés! Alors en plus, avec un sound design unique et une musique géniale, je me suis rendu compte que j'étais passé à côté de quelque chose de grandiose. C'est ainsi que je me suis ouvert à cette saga passionnante, découvrant le film de 2009. Si je reste encore un peu réfractaire aux plus vieux films, j'ai adopté cette saga et son univers, sans en devenir expert bien sûr. Si je reste un fan inconditionnel de Star Wars qui ne pourra jamais être égalé pour moi, je me suis ouvert à Star Trek et à ses grandes qualités. 

J'attendais donc avec impatience le nouveau volet, qui en plus fête les 50 ans de la saga... 

Et je l'ai beaucoup aimé!!! Il continue dans la veine des films récents initiée par le Star Trek d'Abrams.

La 3D est très belle, et les images sont toujours aussi magnifiques, dotée d'effets spéciaux remarquables. L'essaim de vaisseaux offensifs est particulièrement réussit. 

On retrouve avec plaisir les personnages iconiques toujours incarnés à la perfection par leurs acteurs. La dynamique de groupe entre eux fonctionne à merveille, même si pour moi, étant bien installée depuis plusieurs films, elle est moins mise en avant au profit de l'histoire, ayant l'impression que certains personnages perdent en intérêt, particulièrement Spock paradoxalement qui ici sert surtout à apporter de l'humour... Ainsi, ce film se rattrape en approfondissant d'autres relations que celle bien connue, avec par exemple celle entre Mc Coy et Spock, la relation entre Spock et Kirk étant déjà bien établie. 

Les nouveaux personnages sont plus ou moins réussis. Jaylah en particulière est extrêmement intéressante et charismatique. Le méchant par contre est moins réussit, ses motivations étant floues et bancales. Il est loin du charisme qu'avait le méchant joué par Benedict Cumberbatch. 

L'histoire est intéressante, et nous amène dans un univers éloigné passionnant. La planète artificielle de la Fédération est une grande réussite. C'est un régal de voyager dans un monde de science-fiction comme celui proposé ici!

Niveau musique et bruitages, les deux sont de qualités, même si plus discrets et moins iconiques que  dans les films précédents.

En revanche, avec l'absence d'Abrams à la réalisation, on perd un peu en qualité. Si quelques plans restent grandioses, les rapports d'échelle hallucinants des autres volets sont moins présents, la mise en scène restant plus académique (avec cependant quelques très beaux mouvements de caméra). Le défaut le plus marquant est la caméra qui tremble sur certaines scènes d'actions, les rendant presque illisibles. J'aurais préféré qu'Abrams reste à la réalisation de ce volet, afin de sublimer une saga qui montre son talent plutôt que de réaliser ce médiocre Star Wars épisode 7 (attention, j'entends par ici que la médiocrité de ce Star Wars n'incombe pas forcément qu'à Abrams). 

Pour finir, l'hommage rendu à Léonard Nimoy est très réussi et émouvant. De plus, la saga fête admirablement bien ses 50 ans, avec une subtile référence à un anniversaire qui traverse le film, avec une photo du casting d'origine accompagnée de la musique d'époque... Vraiment émouvant et intelligent!

Ainsi, je vous invite à aller le voir, même en néophyte, car les personnages sont bien introduits avec leurs enjeux. Certes, il est plus facile d'y aller en ayant vu les 2 autres volets précédents pour bien saisir la dynamique de groupe, mais ce n'est pas une nécessité. 

Je reste donc charmé par ce volet, même s'il n'égale pas Into Darkness pour moi... Il reste cependant plus "exotique", avec une très bonne histoire, un humour bien dosé et un univers vraiment très intéressant.

C'en est triste, mais la saga récente Star Trek surpasse l'avancé actuelle de la saga Star Wars Disney (sans bien sûr arriver à la cheville des 6 chefs d'oeuvre d'origine)...

Bref, longue vie et prospérité!!!!