mercredi 18 avril 2018

G3 (Joe Satriani, John Petrucci, Uli John Roth)

Bonjour.

Voici ma chronique du concert du G3 que j'ai vu à la nouvelle Arena de Bordeaux métropole le 17 avril 2018.


C'est le premier concert que je fais à la nouvelle Arena de Bordeaux. C'est un très bonne salle, moderne, pratique et avec un excellent son. C'est la salle qui manquait à Bordeaux! Son accès en transport en commun est rapide et très facile. En revanche, les sac à dos et appareils photo y sont interdits (c'est pourquoi je n'ai aucune photo de ce concert à vous partager). Les vigiles n'hésitent pas à les confisquer à ceux qui réussissent à les faire entrer dans la salle! D'ailleurs, la fouille à l'entrée est plutôt agressive, ce qui m'a gêné, malgré le fait que je suis relativement habitué aux fouilles de concert et de douane... Enfin, c'est un concerts en configuration assise uniquement, sans fosse debout. Si je suis bien placé, je dois dire que pour un show aussi énergique, c'est dommage. J'ai même pour la première fois eu froid dans une salle de concert, là où la chaleur de la foule est d'habitude trop intense! Il faut dire que la salle est loin d'être remplie, une configuration de fosse debout aurait probablement eu un rendu triste en terme d'affluence. 

Le show démarre pîle à l'heure avec le concert d'Uli John Roth. Le son est excellent, à part quelques larsens plutôt rares. Le lightshow est beau, même s'il est plutôt simple et qu'il est même parfois désynchronisé avec la musique! Uli est quasiment le seul à être éclairé de blanc lors de tout le concert, ce qui le met clairement en avant par rapport aux autres musiciens qui restent dans l'ombre. Les images diffusées par l'écran géant sont cool et jolie mais font très peu travaillées. On dirait du remplissage, avec des répétitions de boucles très visibles! Ainsi, la production de ce premier concert fait très amateur. Heureusement, la musique super top sauve cela! En effet, le groupe joue un hard rock old school, très 70s, parfois atmosphérique, qui est excellent! Uli est accompagné de 5 musiciens, ce qui lui permet de faire des duals de 3 guitares assez régulièrement! De plus, la majorité de ce premier set est instrumental, ce qui est plutôt cool car je n'ai pas aimé la voix du guitariste qui chante parfois. J'ai largement préféré les chansons où Uli chante lui-même! Il est d'ailleurs hallucinant à la guitare, instrument clairement mis en valeur ce soir. Il utilise entre autres une pédale whammy et un phaser parcourant les enceintes de toutes la salle, ce qui lui permet de sortir des sons que j'ai rarement entendus. Il fait également preuve d'une virtuosité incroyable, qui lui fait amplement mériter son statut de Guitar Hero. En plus de cela, il est assez charismatique avec son look très particulier, et il est très sympathique lors de ces interventions qu'il fait en français la moitié du temps! Bref, ses 40min de set furent excellentes, lançant la soirée de la meilleure manière possible!

Après un court changement de plateau de 15min, le set de John Petrucci, celui que j'attends le plus, commence. Il joue en power trio avec en autre Mike Mangini à la batterie, batteur que j'adore! Le son est parfais, et le lightshow est excellent. L'écran géant est encore un peu inutile mais propose des images plus travaillées et cohérentes que lors du set précédent. Le set consiste uniquement à du Metal Progressif instrumental absolument bluffant. Les musiciens sont infaillibles et charismatiques. Ils sont tous mis en valeur, même par la lumière, et ils se font plaisirs. Ils sourient et échangent, on sent leur complicité. Le son caractéristique de John est bien là, servant une musique complexe incroyable. Ces musiciens sont des virtuoses incroyables. Ils savent adapter d'autres styles à leur musique, comme sur les chansons Happy et Glasgow Kiss. L'intro du concert est également cool, surtout suivie de l'interprétation du thème de Wonder Woman en Metal Progressif comme premier morceau. La batterie de Mangini est la plus petite du soir (une seule grosse-caisse), alors que c'est clairement le batteur le plus incroyable de la soirée, avec des plans de double grosse-caisse incroyables et des rythmes fous, remplis de changements de signature rythmique. Enfin, Petrucci communique très bien avec le public, ce qui donne un set de 50min incroyable et absolument jouissif!

Après le dernier changement de plateau court (moins de 15min), le dernier groupe du soir commence à jouer. Il s'agit du groupe solo de Joe Satriani. Le son est excellent, comme le lightshow qui est très travaillé et dynamique. Les images diffusées sur l'écran sont également plus travaillées mais sont loin d'être indispensables. Le groupe joue un hard rock moderne instrumental très bon qui met le feu! Loin de la complexité du groupe précédent, la musique est ici surtout accès sur l'efficacité. Les musiciens sont très dynamiques et très énergiques, offrant un jeu de scène électrique! Joe est un guitariste de folie, qui use d'effets et de sons très travaillés et donc très appréciables. Il fait littéralement corps avec sa guitare, semblant en transe. Il joue même avec les dents! Les autres musiciens sont mis en valeur, en particulier le claviériste/guitariste qui joue parfois des deux instruments en même temps! Il a droit à un solo guitare et également à quelques duals avec Joe. 
Enfin, après 50min de jeu, des amplis sont ajoutés sur scène pour que John Petrucci et Uli John Roth rejoignent Joe et son groupe pour un jam final de 30min. Le son est excellent, ainsi que le lightshow. L'écran géant diffuse des images de ce qui se passe sur scène. Etant placé assez près, cela n'a aucune utilité pour moi! Ce jam consiste en trois reprises: Highway star de Deep Purple, All along the watchtover de Jimi Hendrix et Immigrant song de Led Zeppelin. Ces morceaux sont incroyablement interprétés et respectés, en plus d'être allongés pour devenir le support de duels et de duals de guitare incroyables. Le chanteur du groupe d'Uli, qui revient, chante ici merveilleusement bien, plus qu'Uli qui chante le morceau d'Hendrix (il chante moyennement bien même si cela colle au registre du morceau). Les gratteux d'Uli sont d'ailleurs invités à jouer lors du dernier duel de guitare. Ainsi, ce fut un final absolument grandiose!!!

Cette soirée a donc été une soirée de virtuosité guitaristique incroyable!!!

mardi 17 avril 2018

Haunting the chapel (Zemial, Silver Machine, Rotten)

Bonjour.

Voici ma critique de l'événement Haunting the Chapel auquel j'ai assisté le vendredi 13 avril 2018 à la chapelle Chavagne de Saintes. 


Cet événement est une date de la tournée française de Zemial, groupe grecque de Black Metal progressif qui se produit pour la première fois en France. Ils sont accompagnés sur cette tournée de Silver Machine, groupe français de Heavy Metal venant de Jonzac, et sur cette date de Rotten, groupe de Death Metal venant de Poitiers. 

Cette tournée faisait étape la veille à Bordeaux, mais j'ai décidé de faire le déplacement jusqu'à Saintes pour soutenir l'association DCR Music qui organisait cette date. De plus, cette date a quelque chose de spéciale puisqu'en plus de se dérouler un vendredi 13, les concerts ont lieu dans une chapelle convertie en petite salle de concert! Autant dire que l'ambiance occulte est à son paroxysme lors de cette soirée, surtout avec la présence d'un orage juste au dessus de nos têtes...

Je suis arrivé tard sur place, à cause de l'orage en question et d'embouteillages sur la route. Ainsi, je n'ai pu voir que les deux derniers titres de Rotten. Comme toujours lorsque cette association organise des concerts dans ce lieu, le son est excellent et les lumières embellissent la chapelle, donnant un cadre idéal aux groupes qui y jouent. Ce soir, les lumières sont quasiment toujours rouges, ce qui colle parfaitement à l'ambiance occulte d'un concert extrême dans une chapelle...

A propos de Rotten, si je ne peux juger la qualité complète du set, je vais quand même vous donner mes quelques impressions. La musique est très bien, les musiciens semblant à l'aise. Cependant, le chanteur, torse-nu lorsque je suis arrivé, m'a semblé être un cliché du genre, grognant sans réel apport à la musique. Ce qui m'a le plus gêné à son propos est son attitude un peu déplacée, n'hésitant pas à bousculer la foule plus attentive que participative (comme l'a si bien remarqué Zemial) lors du dernier titre, pour créer un pogo que lui seul veut finalement. Contrairement à ce que beaucoup pense, je trouve cette attitude bien plus grotesque que le grand-guignol occulte du Black Metal qui est bien plus adapté à l'ambiance de la soirée. Ainsi, je regrette que ce chanteur n'ai pas su s'adapter à l'ambiance de la soirée et au public. Reste au moins une musique sympathique que j'ai pu succinctement découvrir.

Vient ensuite le cours set de Silver Machine. C'est un groupe que j'ai souvent vu sur scène, car c'est un groupe qui joue beaucoup dans le département d'où je viens (la Charente-Maritime).  Ce qui m'a le plus frappé lors de ce concert, c'est le virage musical net qu'a pris le groupe depuis la dernière fois que je les ai vu. En effet, là où le groupe jouait un Heavy Metal classique très influencé par la New Wave of British Heavy Metal, il interprète ce soir un répertoire bien plus extrême, puisqu'il s'agit d'un mélange de Black Metal avec des passages plus Heavy Metal. Cela colle parfaitement à l'ambiance de la soirée, surtout que la musicalité du groupe est imparable. Les musiciens sont sans faille, et la musique est excellente. En particulier, je suis ravi de voir Vincent, le batteur, montrer ses capacités incroyables en Metal extrême, là où je le trouvais sur la réserve lorsque le groupe jouait une musique plus soft. Cependant, si la voix superbe du chanteur colle parfaitement aux passages Heavy de ce set (et était parfaite pour leur ancien répertoire), elle est parfois mal adaptée à ce nouveau registre musical. Ainsi, le groupe doit encore ajuster certains aspects de sa musique pour proposer quelque chose de parfaitement cohérent. Mais il offre toujours des concerts de qualité, et a su évoluer drastiquement!


Vient enfin le concert de Zemial. Je dois avouer que je ne connaissais absolument rien de ce trio grecque, dont le batteur chante. J'ai vraiment adoré la musique de ce groupe, qui finalement ne joue pas une musique si extrême. En effet, si la voix est typique du Black Metal et qu'on retrouve quelques éléments caractéristiques de cette musique (dont l'aspect occulte amené par les costumes et l'attitude), le groupe est avant tout atmosphérique, avec une diversité incroyable de la batterie (le batteur se faisant plaisir avec un kit varié rempli d'éléments différents) et un son de guitare très peu chargé en distorsion. Les musiciens sont absolument bluffant, leur musique m'a beaucoup plu. Le batteur n'hésite pas à jouer un peu de synthé pendant certains passage, tout en tapant le rythme parfois! Si les morceaux anciens sont très énergiques et rapides, les morceaux récents sont des fresques musicales longues (dépassant facilement les 15min) très riches, évoluant entre moments atmosphériques calmes et lents et moments de violence virtuose incroyables. Ces chansons prennent aux tripes, elles sont ensorcelantes... Niveau attitude, les musiciens sont humbles, mais perfectionnistes, réclamant des ajustement de son pendant une majeur partie du concert! Ils communiquent peu, mais très intelligemment, ayant compris que la plupart des spectateurs ne comprennent pas l'anglais. 

Bref, ce fut un concert absolument incroyable qui justifie amplement mon aller-retour Saintes-Bordeaux!






samedi 7 avril 2018

Bamba Wassoulou Groove

Bonjour.

Voici ma critique du concert de Bamba Wassoulou Groove que j'ai vu au Rocher de Palmer le mercredi 4 avril 2018.

Etant étudiant, j'ai eu la chance d'avoir un tarif spécial du CROUS : 2€! Je ne connaissais  absolument pas ce groupe, mais étant curieux de découvrir la musique de l'Afrique de l'Ouest, musique qui me touche et me fascine depuis le Lamomali de -M- et un voyage au Sénégal, je n'ai pas hésité une seule seconde à aller à ce concert avec un tel tarif. C'est vraiment une initiative que je salue, car je dois avouer que ma curiosité n'aurait surement pas suffit à me faire aller à ce concert avec un tarif normal de plus de 20€. 

Le concert s'est déroulé dans la salle la plus petite du Rocher, salle que je ne connaissais pas. A ma grande surprise, la salle était quasi vide, avec à peine plus d'une trentaine de personnes!!! Malgré le tarif étudiant avantageux et ma tentative de motiver mes amis à m'accompagner, je ne vois aucun jeune adulte dans la salle... Au fur et à mesure, la salle s'est remplie, mais il n'y a pas du avoir plus d'une centaine de personne en tout, ce qui fait une foule plus que clairsemée, ce qui est assez triste pour les artistes qui se produisent sur scène. 


D'abord, parlons de la première partie. Je n'ai malheureusement pas retenu son nom, et je n'ai pas réussi à trouver l'information sur Internet. Il s'agit d'un artiste seul, chantant et jouant de la guitare acoustique. 
Comme toujours au Rocher, le son est excellent. Les lumières sont ici simples mais efficaces, l'essentiel ce soir étant la musique et non la production scénique. 
Le musicien est absolument exceptionnel. Il a une voix superbe, et un jeu de doigts hallucinant. Je prends une véritable leçon de guitare, surtout au niveau des rythmiques qui sont incroyables. 
De plus, cet artiste utilise des astuces ingénieuses pour donner du corps à sa musique malgré le fait qu'il soit seul. Par exemple, il utilise un deuxième micro qui double sa voix: on entend lorsqu'il chante dans ce micro sa voix normale grave ainsi que sa voix repitchée une octave plus haut, comme si une choriste harmonisait son chant. Cela dédouble le chant, donnant du volume à la musique. De plus, il utilise sur plusieurs chansons des Loop de rythmes joués avec des percussions africaines traditionnelles. Ces Loops sont absolument incroyables: elles font preuve d'une richesse rythmique folle et d'une orchestration des rythmes que je n'ai connu qu'en Afrique de l'Ouest. Je ne peux m'empêcher de penser à Arthur H, qui a essayé d'utiliser la même technique, mais de manière tellement moins aboutie! Ici en effet, les Loops sont parfaitement maîtrisées. Les rythmes joués sont loin d'être évidents et simplistes, mais s'imbriquent parfaitement sans aucune erreur. Absolument fabuleux!
Ainsi, ce fut une excellente entrée en matière qui m'a touché. J'adore ce registre musical que je ne connais pas mais que j'adore découvrir. Je ne dois pas être le seul, car malgré la salle presque vide, le public est assez participatif, le musicien étant d'ailleurs doué pour le faire participer et l'inviter dans son univers. 


Vient ensuite le groupe titre de la soirée: Bamba Wassoulou Groove. Niveau technique, les lumières sont simples mais efficaces à nouveau. Le son est plutôt bon, même si parfois les guitares sont un peu tranchantes et s'il y a parfois un ou deux larsens. Cependant, tous les instruments se distinguent bien, ce qui n'est pas évident vu la formation musicale: deux guitaristes électriques dont un gaucher avec les cordes montées comme sur une guitare droitière (cordes aiguës vers le haut, comme Jimi Hendrix), un guitariste électro-acoustique avec une guitare 12 cordes, un bassiste, un batteur et un chanteur.


Les musiciens sont absolument excellents. Ils sont énergiques, dynamiques, charismatiques, ils bougent et dansent beaucoup. J'ai retrouvé dans leurs mouvements une gestuelle typique de l'Afrique de l'Ouest, que j'ai connue avec Fatoumata Diawara et avec les spectacles que j'ai vu au Sénégal. Je ne saurais décrire ces mouvements, ces danses, mais c'est quelque chose d'unique qui me fascine, et qui construit une ambiance particulière. 
Pour terminer sur les musiciens, ils font preuve d'un groove d'enfer, portant bien leur nom! Ils ont un niveau plus que respectable, le guitariste soliste faisant même preuve d'une rapidité et d'une virtuosité que j'ai rarement vu!


La musique est absolument géniale! Je m'attendais à voir des instruments traditionnel, comme la kora, mais malgré cette absence, on ressent quand même la chaleur du groove Africain. Le mot maître est le groove, tant cette musique est groovy. J'y prends une vraie leçon de rythme et de groove. Le public ne s'y trompe pas, puisque s'il est timide au début, l'ambiance ce réchauffe au fur et à mesure, toute la salle dansant même à la fin du concert!


Enfin, ce concert est très authentique. J'y ai ressenti un aspect typique de ce que j'ai connu au Sénégal, une authenticité difficilement descriptible. Les vêtements et instruments des musiciens sont vieux et abîmés, ils ont une attitude naturelle, n'ayant pas peur des moments de flottement même longs lors de soucis technique (une pédale de grosse-caisse défaillante en début de concert). Ainsi, j'y ai vraiment retrouvé l'ambiance de l'Afrique de l'Ouest que j'ai connu au Sénégal, ambiance festive malgré le peu de moyens, le délitement des objets, témoins d'un mélange de modernité et de traditions... 

Bref, ce fut une excellent concert qui m'a transporté!



samedi 10 mars 2018

Arthur H

Bonjour.

Voici une courte critique du concert d'Arthur H auquel j'ai assisté ce vendredi 9 mars 2018, au Rocher de Palmer.


Le concert étant complet, le temps qu'on rentre dans la salle bondée, le concert avait déjà commencé de quelques secondes. Comme pour Catherine Ringer, il n'y a pas eu de première partie, ce qui n'est pas forcément un mal puisque le concert a duré 2h30! 

L'acoustique de la salle étant excellente, le son est très bon, surtout en ce qui concerne la batterie et le synthé d'Arthur H (si le son des guitares est bon, il est parfois un peu sous-mixé). Le lightshow est relativement simple, mais le concert se voyant plus être un récital, cela n'est pas choquant, sachant que quelques passages de mise en scène sont très réussis (la chanson Nosferatu à la basse malheureusement inaudible, la lune présente sur la chanson l'évoquant, le petit théâtre de rappel, la caméra projetant en fond le cabinet de curiosité , etc).

Au niveau de la musique, les musiciens sont plutôt bons. Si quelques chansons dynamiques ponctuent le set, le gros du concert consiste en une musique planante, aérienne et très calme. Le propos se veut même expérimental, avec en particulier l'utilisation de Loops de sons (en particulier pour une chanson entièrement construite avec des effets sonores d'objets que manipule Arthur H). Si l'idée est intéressante, la mise en oeuvre est discutable, les musiciens ayant des failles, et surtout faisant preuve de peu de cohésion. En effet, la musique est souvent ponctuée de flottements et d'inexactitudes rythmiques parfois gênante (en particulier lors de l'utilisation des loops, idées intéressantes mais jamais en place). Mais le pire pour moi reste l'utilisation de PAD à la batterie, pratique de mode qui montre une faiblesse créative et un mauvais goût évident!

Face à cela, Arthur H est très sympathique, souvent perché, mais fait preuve de très bonnes interventions. Son petit théâtre de rappel, qui met en scène les personnages de ces chansons, est vraiment très sympathique. Ainsi, il communique bien avec le public, et assume ses faiblesses, comme lorsqu'il oublie ses textes. Ainsi, il offre une très bonne authenticité.

Pour conclure, si ce concert n'a rien eu de transcendant, il fut sympathique et agréable. 




dimanche 4 mars 2018

Black Panther

Bonjour.

Voici mon avis sur Black Panther, que j'ai vu en VF et en 3D. Les spoilers sont comme d'habitude signalés en vert


J'ai adoré ce film! Je dois même avouer que ça faisait longtemps que je n'avais pas autant aimé un film du MCU (depuis le 1er volet des Gardiens de la Galaxie pour être précis). Si mes critiques à chaud ne laissent pas voir cela, c'est car ces derniers films sont divertissant mais souffrent sur le long terme d'un formatage qui les rendent oubliables. Si je suis toujours fan de cet univers, j'en ai légèrement perdu l'intérêt (ou du moins l'enthousiasme), n'arrivant pas à être autant enthousiaste qu'avant la semi-déception d'Avengers 2. Sauf exception, je trouve ces films bons, sans pour autant les trouver inoubliables. Cela vient peut-être plus d'une lassitude qu'une réelle perte de qualité (sauf exceptions), car lorsque je prends la peine de revoir certains de ce film, j'en apprécie grandement le visionnage. 

Bref, voici enfin un film qui me fait pleinement (et pas juste partiellement) adorer à nouveau le MCU, et qui m'enthousiasme réellement. 

Commençons pas l'aspect technique. La musique est simplement géniale, c'est un des éléments qui m'a le plus marqué du film! Elle est variée et toujours cohérente à ce qui se passe dans le film. Surtout, en plus des aspects symphoniques ou RNB qu'elle incorpore parfois, elle utilise très souvent des éléments musicaux africains traditionnels, que ce soit au niveau des instruments (tam-tams, kora, etc) que des mélodies et constructions musicales. J'ai vraiment adoré cela, surtout que je suis très sensible à la musique traditionnelle africaine. 
Elle traduit une excellente intégration de la culture africaine qui se retrouve dans les autres aspects du film (les décors, les costumes, etc). 
Les acteurs sont tous excellents, que ce soit les principaux ou non. Aucune performance ne m'a semblé en dessous ou peu crédible, même si je retiens en particulier celle d'Andy Serkis qu'il est agréable de voir sans motioncapture pour une fois. J'ai également bien aimé la performance de Martin Freeman, toujours charismatique, même si moins exubérante que dans d'autres rôles (son interprétation de Bilbon le Hobbit, chargé en tics, est un régal). 
Le visuellement très riche et aboutis. Il est même splendide, ce genre d'images n'étant pas si fréquent (cela est probablement du à l'univers du film, dont je reviendrais dans le paragraphe se focalisant sur l'histoire). 
Quelques plans sont vraiment mémorables et sublimes, comme l'introduction géniale racontant l'histoire du Wakanda. Il est même rafraichissant d'avoir certains mouvements de caméras qu'on retrouve rarement dans ce genre de blockbuster calibré, donnant une identité visuelle forte à ce film. 
Enfin, la 3D est très bonne, et les effets spéciaux sont globalement réussis, même si pour une fois dans un Marvel, certains effets numériques m'ont paru un peu en deçà des standards actuels (les rhinocéros en particulier ne sont pas crédibles). 

Après avoir traité de la forme, parlons du fond. L'univers du film est captivant, entre modernité et tradition, technologie et croyance. C'est un équilibre harmonieux qu'il est vraiment très agréable de découvrir. 
Les personnages sont très sympathiques et attachants, en particulier les femmes qui ont des rôles forts et mémorables. Je retiens en particulier la soeur de T-Challa et son ex, qui sont d'excellents personnages très charismatiques. Le personnage joué par Freeman gagne en importance et est très charismatique. C'est un plaisir que de le voir évoluer. Au niveau des antagonistes, le personnage de Serkis est un méchant cool et timbré qui s'avère même être un beauf (vibranium dans son pantalon, amour pour les voitures et les armes, etc) qui s'assume, ce qui est nouveau et surprenant. J'ai été surpris de sa mort tant il est mémorable, mais elle est parfaitement justifiée. J'ai cependant trouvé le deuxième antagoniste un peu en deçà. Il est charismatique mais un peu effacé, étrange. Ses motivations sont ambiguës, étranges et semblent incohérentes. Egalement, T'Challa m'a semblé être aussi étrangement effacé, comme s'il ne prenait pas le 1er plan (cela est probablement du au calme et à la noblesse du personnage). Il intériorise beaucoup, ce qui le place légèrement en retrait, même s'il s'agit de son histoire et que son rôle est très bien écrit. Ainsi, tout les personnages, même secondaires, sont très travaillés et touchant, comme en atteste l'arc entre la garde royale et son mari. Hormis le personnage joué par Serkis, ils sont tous très nobles.
Le film développe vraiment son propre univers, avec peu de références au reste de la saga, même s'il s'y inscrit parfaitement. Je n'ai presque vu aucun clin d'oeil, sauf le traditionnel caméo de Stan Lee, qui est sympa mais qui devient un gimmick clairement à bout de souffle (ce caméo sort presque du film, et gagnerait à redevenir bien plus discret, sans gros plan).
L'histoire est captivante, les enjeux sont très bien traités et le film propose des dilemmes moraux très intéressant, que je ne vais pas développer ici.  
Le film regorge de set-up/ pay-off excellents, qui sont subtiles (car peu prévisibles), satisfaisant et cohérents. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu cette technique aussi bien employée. En plus du fonctionnement du train de Wakanda et de l'élevage des rhinocéros, le set-up/ pay-off qui m'a le plus marqué est la scarification du méchant. Il s'agit d'un excellent élément qui dévoile progressivement la cruauté et la force de l'antagoniste. 
Certaines scènes sont vraiment mémorables, comme la première mission de Black Panther (qui utilise parfaitement la suggestion), les cérémonies de duel, la course poursuite en Corée, la bataille de vaisseaux finale, etc
Cependant, j'ai trouvé la première scène post-générique absurde! Cette scène est intéressante, mais n'a aucun intérêt d'être située ici. Elle aurait du se trouver en fin de film. On fait donc face au même problème que le 8e épisode de la saga Star Wars (qui contenait comme scène finale une scène construite comme une scène post-générique): le format exigé du film (ici du MCU, de la saga Star Wars pour les Derniers Jedi) est privilégié à la place du sens des scènes. Heureusement, la deuxième scène post-générique est bien plus cohérente en tant que telle, puisqu'elle tisse le lien avec le reste de l'univers, ce qui est très peu fait dans le film (sans que ce soit un défaut, bien au contraire, tant cela est justifié). 

Pour conclure, j'ai vraiment adoré cet excellent film! Il est assez indépendant, et propose un univers qui m'a véritablement séduit, respectant à mon humble avis des sensibilités africaines qui me touchent. Ses seuls défauts viennent de l'essoufflement de la formule Marvel et de ce formatage, dont il ne souffre heureusement que peu, et quelques effets spéciaux bâclés.

Vivement le retour au Wakanda!!!

dimanche 4 février 2018

Steel Panther (Olympia, 28/01/2018)

Bonjour.

Voici ma courte critique du concert de Steel Panther que j'ai vu à l'Olympia le 28 janvier 2018, avec des amis.

Pour ce concert, avec mes amis, on avait acheté des places VIP. On a donc eu la chance de rencontrer le groupe dans les magnifiques loges de l'Olympia, avant le début du show. Bien sûr, ce genre d'événement est assez expéditif, juste le temps de se faire prendre en photo avec le groupe derrière un backdrop. Cependant, étant arrivés un peu en retard (moins de 10min!), on est passés les derniers, ce qui nous a permis d'un peu discuter avec les musiciens qui sont extrêmement sympathiques. Ce sont de très belles personnes, qui nous permettent de bien apprécier ce moment et de ne pas en sortir frustrés malgré sa courte durée. Une fois le groupe parti, mes amis et moi, on est resté dans les loges car étant arrivés en retard, on a du attendre notre pochette cadeau un bon quart d'heure... Cela est passé plutôt vite car le producteur Gérard Drouot en a profité pour nous saluer et discuter avec nous!
Après ce moment un peu surréaliste, on est entré dans la salle de concert, afin de se placer dans la fosse (sans oublier de prendre une bière et d'acheter du merchandising avant bien sûr). 


On a alors assistés à la première partie, Fozzy. Le son était bon, le lightshow efficace. La musique que joue le groupe m'a beaucoup plu, très énergique tout en ayant un côté catchy qui colle parfaitement à l'ambiance 80s de la soirée. Le groupe est très communicatif et très charismatique, ce qui catalyse une ambiance survoltée! Il nous a donné un très bon show, avec une musique assez variée, et des effets très cool (bandes sonores, manteau à LED, etc). C'était un vrai concert travaillé, et ce fut donc une excellente entrée en matière. 


Vient ensuite le concert de Steel Panther. L'ambiance est immédiatement électrique, le public étant très dynamique. Le groupe est servi par un excellent son et d'un lightshow magnifique (comme toujours). Les musiciens sont en formes, et jouent parfaitement. Cependant, comme toujours, le groupe use et abuse de bandes, ce qui ne m'a jamais dérangé jusqu'à cette soirée, puisque j'ai vu Michael Starr chanter un pont la bouche fermée! J'ai été très déçu, surtout qu'il ne me semble absolument pas qu'il chante en playback... Un ami m'a confirmé qu'il devait s'agir juste d'une piste vocale de support... Si la prestation du groupe est sans faille, cet incident m'a personnellement confirmé mon opinion d'authenticité: je préfère un live moins propre mais plus authentique, sans bande... Ce qui n'est clairement pas l'option choisie par la conjecture actuelle (seul les gros groupes qui n'ont plus à faire leurs preuves jouent sans artifice, les jeunes groupes gonflant tous leur son avec des bandes sonores). 


Au delà de ça, la playlist est assez équilibrée, avec beaucoup d'extraits du dernier album (qui est un peu en dessous des autres, ce qui oblige le groupe à jouer des morceaux plus faibles comme "Wasted too much time"). Le groupe ne joue qu'une chanson de leur 3e album que j'adore. La nouveauté qui m'a le plus plu est l'interprétation au piano de "Weenie Ride" comme ballade, au lieu des classiques chansons en acoustique, ce qui apporte un peu de renouvellement. C'est d'ailleurs le seul vrai vent de fraîcheur puisque le reste du show demeure très classique, que ce soit au niveau des chansons, de la structure du concert, mais aussi des interventions et sketchs du groupe. Le groupe joue à peine plus de 1h30. Avec un répertoire riche comme le sien, je pense que le groupe pourrait jouer bien plus, afin d'offrir des setlists dignes de sa carrière! 


Si l'ambiance dans la fosse est survoltée, il s'agit d'une dynamique de concert métal habituel (pogo, slams, etc). J'ai beaucoup moins retrouvé l'ambiance glam unique des concerts plus vieux du groupe... De moins en moins de femmes se dénudent, ce que je comprend parfaitement vu qu'elles sont immédiatement prises en photo par toute la gente masculine de la salle! Ainsi, la perte d'authenticité que j'ai ressenti sur scène est également bien présente dans le public. 


Ainsi, si j'ai passé un très bon moment lors de ce concert malgré tout bon, je dois reconnaître que je suis de moins en moins emballé par ce groupe en live. Je pense les avoir trop vu, le groupe se renouvelant très peu, et se reposant sur ses lauriers (il pourrait faire bien mieux au vu de leur excellent potentiel, ne serait-ce que studio).  Heureusement que j'ai partagé ce concert avec mes amis, ce qui m'a permis de parfaitement en profiter! De plus, l'Olympia est vraiment la plus belle salle de concert que j'ai vu, que ce soit au niveau du son que du sol sur ressort qui nous rendent des sensations uniques. 

Je suis toujours aussi fan de ce groupe, je retournerais surement les revoir plein de fois en live, mais j'espère sincèrement qu'il va évoluer. A suivre...

vendredi 5 janvier 2018

Coco

Bonjour.

Voici un article très court vous présentant ma rapide critique du film d'animation Coco, que j'ai vu en VF. Comme je ne vais pas rentrer dans les détails de l'histoire, je ne vais rien spoiler.


J'ai adoré ce dessin animé! Il m'a vraiment touché, je l'ai trouvé magnifique et somptueux. 

L'animation est superbe, tout est magnifique. J'ai été vraiment impressionné sur les passages musicaux. En effet, l'animation des doigts des personnages lorsqu'ils jouent de la guitare est parfaite! En tant que musicien, j'ai été bluffé, car les cordes pincées et les accords correspondent à la perfection aux notes qu'on entend. C'est vraiment incroyable, je n'avais jamais vu une animation musicale aussi pointue. 

L'univers coloré du film est superbe et poétique. La musique est bien sûr omniprésente, et est une parfaite réussite. Elle nous met dans l'ambiance dès le logo Disney...

L'histoire est très belle, très touchante et parfaitement menée. Les rebondissements scénaristiques sont très bien réussis, car peu prévisibles mais très naturels à la fois. Bien sûr, le thème de la musique m'a beaucoup touché, mais j'ai aussi adoré les thèmes de la famille et de la mémoire des morts tels que traités dans ce film. 

Le personnage principal est très attachant. Tous les personnages sont de manière générale très réussis. J'ai adoré le fait qu'ils gardent beaucoup d'espagnol, que ce soit dans les dialogues mais aussi dans les (très réussie) chansons.

Le monde des morts est beau, et a un univers très approfondi, avec un logique bienvenue et jamais mis à défaut. J'ai vraiment adoré son traitement, car il s'agit d'un monde coloré et neutre, comme un univers parallèle, et non comme un monde funeste. Cela se voit par le design même des squelettes, reprenant les maquillages traditionnels mexicains, et donc non fait pour effrayer. Cette approche de la mot m'a beaucoup plus.

Enfin, l'humour fonctionne toujours très bien.

Bref, je l'ai vraiment adoré, et je vous le conseille donc très vivement.