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mercredi 19 juin 2019

Rattrapages juin 2019 (Godzilla 2, Dolor y Gloria, Thomas Fersen, X-men Dark Phoenix)


Bonjour.

Je n'ai pas pris le temps ces temps-ci de rédiger des critiques détaillées des œuvres culturelles que je suis allé voir. Voici pour rattraper cela mon avis à froid, et condensé, de ces œuvres. Pour les films, les spoilers sont signalés en vert


Voici le troisième volet du Monsterverse, que j'ai vu en VF et en 3D. Si je reconnais des qualités aux deux volets précédents, aucun ne m'a transporté et laissé un souvenir incroyable. Je ne suis tout simplement pas entré dans cette saga, restant de marbre face aux différents tons abordés (réaliste et sérieux pour Godzilla, pulp et fun pour King Kong). Ce troisième volet, jouant l'équilibriste entre ces deux tons, aurait pu me faire enfin entrer dans cet univers. Malheureusement, je suis une fois de plus resté extérieur à ce film. Il n'a pas réussi à m'embarquer, même s'il est divertissant. Au final, je ressors de la salle sans avoir vécu un quelconque investissement émotionnel face à film. Je dois cependant reconnaître que le film est magnifique techniquement. Certains plans, comme celui du volcan ou de la ville soufflée par le vol d'une créature, restent en mémoire. Le film propose une démesure certes impressionnante, mais jamais qui prend aux tripes. Pour moi, cela vient du fait que je n'ai jamais ressenti un rapport d'échelle cohérent: les mêmes créatures n'ont jamais la même taille, ce qui détruit toute cohérence et empêche de s'investir dans l'histoire. Ce défaut m'a empêché de profiter du grand spectacle offert par le film, qui regorge malgré tout d'idées intéressantes, comme les interactions entre les différentes têtes de Ghidorah. Le générique de fin, avec la reprise de la chanson de Blue Öyster Cult, est également très réussi (si ce n'est l'incompatibilité des différents tons du film), contrairement à la scène post-générique. En ce qui concerne les personnages, hormis la jeune fille, aucun ne m'a marqué, et aucun ne m'a permis de me sentir investi dans leur histoire. La motivation des antagonistes est clichée et stupide. En ce qui concerne les autres personnages, je n'avais pas assez de souvenirs du premier Godzilla pour réussir à appréhender leur évolution, et j'ai passé le film à essayer de réassembler les pièces du puzzle. Je me suis même demandé si de nouveaux personnages n'en étaient pas d'anciens! Ainsi, je n'ai pas réussi à m'investir dans ce film, même s'il propose des choses intéressantes (j'ai particulièrement aimé le développement de l'univers du film, des différents monstres et de la cité cachée). Je n'ai pas non plus été emporté par le ton réaliste mais à l'univers pulp, l'équilibre évoqué en début de paragraphe n'étant pas pour moi réussi. Bref, un film oubliable pour moi. 


Ensuite, j'ai été voir le dernier film du réalisateur Pedro Almodovar, en VOSTFR. Je ne vais pas entrer dans les détails, en particulier car il s'agit d'un cinéma dont je ne suis pas familier. J'ai adoré ce film, qui m'a pris aux tripes! Je le reverrais avec plaisir tant je l'ai trouvé bon! Il est simplement irréprochable, si ce n'est un léger bémol: Antonio Banderas manque un poil de crédibilité en tant que vieil homme malade (son visage et son corps ne sont pas assez marqués par le temps et la maladie). Sa performance d'acteur est cependant incroyable, comme celle de tout les autres acteurs du film. Je pourrais évoquer d'autres aspects du film (en particulier les thèmes abordés qui sont très forts), mais je préfère vous invitez à le voir!




J'ai ensuite assisté au spectacle de Thomas Fersen à l'entrepôt (le Haillan). Seul sur scène, l'artiste alterne entre des monologues parlés et des chansons interprétées au piano, le tout intégralement en vers. L'artiste joue avec beaucoup de finesse sur les mots et les rimes, développant des structures très intéressantes. Le propos est souvent drôle, parfois galopin (jamais grivois), et régulièrement imprégné d'une touche de macabre. Un macabre qui me parle, car ni malsain, ni joyeux (il ne s'agit pas d'un univers à la Tim Burton). Il s'agit d'un macabre presque enfantin. Malgré les contraintes du concept, l'artiste arrive à interagir avec le public, de manière subtile et bienvenu. Bref, ce fut un excellent récital que je vous recommande si vous êtes amateurs de beaux textes poétiques. 



Pour finir, j'ai vu le film X-men Dark Phoenix en VF et en 2D. J'ai détesté ce film, au point d'hésiter à sortir de la salle de cinéma avant la fin! Pour moi, il s'agit du pire film de la saga, qui brille par sa médiocrité, sa superficialité et sa stupidité. Le problème vient peut-être de la VF, mais j'ai trouvé que de nombreux acteurs jouaient mal, en particulier l'actrice tenant le rôle titre. Elle ne joue pas, ne laissant apparaître aucune émotion. Le film ne contient aucun message intéressant, et est d'un banal affligeant. Les dialogues m'ont réellement choqués, tant ils sont mal écrits. Beaucoup de personnages sont mal exploités, comme le Professeur X (aux choix moraux étranges et en contradiction avec toutes les apparitions précédentes du personnage), Quicksilver (qui malheureusement n'a pas de scène éblouissante permettant de sauver ce naufrage), ou encore Magneto. Ce film est une caricature de la saga. L'histoire du phénix en elle même n'a rien d'intéressant, son origine extraterrestre n'amenant absolument rien si ce n'est une incohérence avec X-men Apocalypse. Le scénario est stupide et ne fonctionne pas. Il est difficile de s'attacher à une équipe qu'on a jamais vu en action. Il aurait été salvateur de montrer une mission de routine de cette équipe avant de lancer l'intrigue, afin d'en percevoir les liens affectifs et les enjeux. Ici, comme cela n'est pas fait, la mort du personnage iconique Mystique est ratée, comme l'aspect miraculeux de la survit (et non résurrection) de Jean Grey. Même la musique m'a semblé insipide! En guise de comparaison, l'imparfait X-men 3 est bien meilleur, et traite correctement son sujet. Contentez-vous donc de revoir la trilogie originale au lieu de vous infligez la suite de trop d'une saga à bout de souffle. 

Voilà pour ces rattrapages. J'espère réussir à reprendre les critiques en temps réel.

A bientôt!




dimanche 25 novembre 2018

Rattrapages (Venom, the Predator, Bohemian Rhapsody, Punk mon tube)

Bonjour.

Je suis actuellement dans une étape de ma vie qui me laisse peu de temps libre. Si je continue d'aller au cinéma, si je continue d'aller voir des concerts, je n'ai souvent pas la force mentale de me mettre à écrire mes pensées et avis sur ce blog. J'aimerais cependant que cet état des faits change, et c'est pourquoi je publie cet article. Écrivant à froid, je vais donner mon avis général sur ces œuvres, sans entrer dans le détail. Comme toujours, les spoilers sont signalés en vert


Comme vous devez le savoir, j'apprécie beaucoup Marvel. Si je ne suis pas fan de la trilogie Spider-man de Sam Raimi (en particulier car je ne peux pas supporter le jeu de Tobey Maguire, et également car le ton cartoonesque presque nanardesque me dérange un peu), j'aime beaucoup la version de Venom présentée dans le 3e volet de cette saga. Spider-man étant maintenant inclue dans le MCU, l'idée d'un film Venom indépendant me paraît très discutable. Je partais donc avec un a priori, même si je ne voulais pas me fermer à un potentiel bon film.  
Cependant, même malgré mes très faibles attentes, j'ai été très déçu! Je ne suis tout simplement pas entré dans le film, étant toujours extérieur à l'oeuvre. 
Bien sûr, le film a quelques fulgurances, comme l'humour du personnage de Venom. J'ai également bien aimé la présence de She-Venom, et l'idée de la compatibilité, si elle est mal exploitée, est intéressante. Mais je n'ai pas accroché à une grande majorité de autres éléments du film. L'intro est rushée, le fan service est putassier. La structure du film est impersonnelle et très téléphonée.  Certaines situation sont grotesques. Les effets spéciaux sont moyens. Je n'ai pas aimé la nouvelle direction artistique des symbiotes. Beaucoup de personnages ne sont pas crédibles et sentent la caricature ratée, en particulier le grand méchant que j'ai trouvé risible. Le caméo de Stan Lee  est bancal. Je pourrais continuer longtemps, mais je préfère conclure par un point central auquel je n'ai pas adhérer: le jeu de Tom Hardy. Bien sûr, je ne pense pas que cela soit entièrement sa faute, l'acteur devant évoluer dans des situations absurdes (la scène des homards), mais je n'ai pas été convaincu par sa prestation, ou du moins par le personnage qu'il joue. 
Ainsi, ce film est pour moi un complet ratage, et je ne suis donc absolument pas enthousiaste à l'idée d'une suite, si subtilement annoncée par la prévisible scène post-générique... 


Je suis un grand fan de la saga Predator, hormis le film Predators qui est pour moi sans saveur... J'ai dont été très déçu par ce film, même si contrairement au film précédent, j'ai été investi dans l'histoire et que le film est beaucoup moins constant (le meilleur côtoyant le pire, là où l'intégralité du film précédent était au ras des pâquerettes). L'intro du film est sympathique, et fonctionne. Le garçon du héro est parfaitement bien introduit, et promet d'être un personnage captivant. La mythologie autour d'une agence gouvernementale secrète est intéressante (avec un clin d’œil aux événements d'Aliens vs Predators). Cependant, le film prend très vite une direction nanardesque absolument risible, et incohérente au reste de la saga. Déjà, le fait qu'un jeune garçon tue quelqu'un est traité par le film comme quelque chose d'anecdotique! Le directeur de l'agence est absolument insupportable et pas crédible. Et finalement, tous les personnages se révèlent inconsistant et stupides, même les plus prometteurs. L'humour fait souvent mouche, même si hors de propos. Les événements sont ridicules et désamorcés. L'histoire est absolument idiote, et la mythologie ajoutée est incohérente au reste de la saga. Ainsi, ce contexte désamorce les bonnes scènes d'actions (comme la mémorable scène avec le bouclier du vaisseau). Je garde cependant un meilleur souvenir de ce film que Venom. En effet, si ce film est objectivement une catastrophe, il est si absurde dans son ratage qu'il en est drôle. J'ai énormément ri de lui en le voyant, là où j'étais plus affligé par le visionnage de Venom. 


Ce film, que j'ai vu en VO, remonte la barre de mes visionnages de cette fin d'année. Il est excellent, je l'ai adoré. Les acteurs sont phénoménaux, en particulier ceux jouant les membres du groupe, qui sont des sosies des vrais musiciens. Bien sûr, Freddie étant le membre le plus connu de Queen, c'est avec lui que s'opère le plus le phénomène de la vallée de l'étrange. Si cela ne m'a pas dérangé, je l'ai quand même senti. Et finalement, connaissant peu l'histoire du groupe, j'ai été confronté à mes a priori et conceptions erronées. Cela m'a beaucoup questionné lors du film, me posant la question de la limite entre la réalité historique et l'adaptation cinématographique. Ainsi, tout cela me laissait une impression de bon mais mitigé, qui s'est finalement envolée lors du climax. En effet, la dernière section du film, recréant en quasi-totalité le concert de Live Aid, m'a subjugué! J'en ai encore des frissons! Les moindres détails sont pris en compte, le jeu des acteurs est incroyable, on est sûr scène avec eux! C'est même lors de cette partie du film que j'ai remarqué quelques plans audacieux de réalisation, qui était discrète jusque là. Ainsi, je suis sorti de ce film dans un état de bonheur et de sérénité incroyable. Ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas fait autant de bien. Il mérite pleinement une appellation de Feelgood movie! 
Pour revenir sur d'autres détail, les dialogues très anglais sont géniaux. J'ai adoré les membres du groupe, et en particulier l'hilarant batteur. Le film fait preuve de beaucoup de retenu, suggérant les éléments que tout le monde connait, afin de se concentrer sur la musique. Enfin, une blague méta m'a marqué: j'ai adoré le fait que le personnage joué par Mike Myers soit convaincu qu'aucun ado ne secourra la tête en voiture sur le morceau titre!!! 
Ainsi, ce film est pour moi une grande réussite, que j'apprécierais encore plus lors d'une deuxième visionnage à mon avis. 


Enfin, je vais terminer ces rattrapages par un concert auquel j'ai assisté dans le club de la Rockschool Barbey. Le public n'étant pas nombreux et la salle étant petite, la proximité avec les musiciens est telle qu'ils restent parmi le public une grande majorité de la soirée! J'ai pu les rencontrer et discuter avec eux, en particulier avec PV Nova. Ils sont accessibles et sympathiques, ce qui est vraiment très agréable.
Niveau musique, la soirée est orienté punk-rock et humour. PV Nova ouvre les hostilités avec un set humoristique et explicatif collant à ses vidéos. L'humour et la musique sont au rendez-vous, et si le set est trop court, il est parfaitement réussi. Le public ne s'y trompe pas puisque l'ambiance est incroyable. 
Vient ensuite le tour de Kawaii Bukkake. Là encore, l'humour est incroyable et fonctionne à merveille. Si les musiciens ne sont pas les meilleurs du monde, cela ne dessert pas leur propos, qui est hilarant et travaillé. C'est là encore une pure réussite et un grand moment de complicité avec le public. 
Enfin, le groupe qui conclue la soirée est Joe La Mouk. Si c'est le groupe qui joue le plus longtemps, et qui est formé des guitaristes les plus convaincant par leurs qualités techniques, c'est également le groupe le moins bon de la soirée. L'humour scatophile est lourd et lassant, et le propos n'est clairement pas assez travaillé. C'est même parfois malaisant! Le public ne s'y trompe pas puisque l'ambiance retombe. 

Voilà pour ces rattrapages d'automne. J'espère que j'arriverais à écrire mes prochaines critiques de manière continue, comme avant.

A bientôt!